Compte rendu

[…] Qui plus est, la relation des femmes au travail domestique est traversée par des rapports raciaux, culturels et de classe qui incluent des situations d’exploitation entre femmes. Et, de ce fait, elles n’ont pas les mêmes expériences de l’oppression (p. 9). C’est donc à un approfondissement et à un élargissement de la question que les chercheuses convient le lectorat. Car les militantes du courant du salaire au travail ménager ont dévoilé, à partir de leur analyse du travail gratuit de la reproduction sociale, la face cachée de la division internationale du travail, soit le travail des sans salaire (p. 15). Elles affirment qu’un processus d’invisibilisation graduelle du travail en général est à l’oeuvre. Le travail gratuit et invisible constitue le ciment économique de la reproduction sociale. Avec cet ouvrage collectif, Robert et Toupin nourrissent l’espoir de voir « cet enjeu de lutte réinscrit au programme des mouvements des femmes [et espèrent] ainsi donner […] des outils tant pour nourrir la réflexion collective que pour l’action » (p. 18). […]

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