Histoire de Montréal avec Jean-François Nadeau | Éva Circé-Côté

«Il y a des personnages qu’on a volontairement passés sous silence pendant très longtemps et qui méritent d’être lus. C’est le cas d’Éva Circé-Côté, une femme extraordinaire. L’historienne Andrée Lévesque lui a redonné ses lettres de noblesse en faisant paraître quelques livres, notamment une biographie formidable.»

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Éva Circé-Côté, passionnée de lettres et de culture

Jean-François Nadeau publie un article sur «l’essayiste, féministe et libre-penseuse que fut Éva Circé-Côté» à l’occasion du 8 mars. Voilà votre chance de parcourir les deux formidables ouvrages que l’historienne Andrée Lévesque lui a consacrés: Éva Circé-Côté. Libre-penseuse, 1871-1949 et Chroniques d’Éva Circé-Côté.

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Éva Circé-Côté: une vie à contre-courant

Andrée Lévesque est spécialiste de l’histoire des femmes et du mouvement ouvrier. Professeure à l’Université McGill, elle a découvert que derrière plusieurs des textes les plus progressistes des années 1900 à 1940 se cachait une femme. Éva Circé-Côté (1871-1949) ne se gênait d’aucune façon dans l’utilisation du pseudonyme. Grande adversaire du journal Le Devoir et des penseurs ultramontains, elle a fondé un lycée laïc pour filles en 1908 en plus d’avoir fondé la bibliothèque de Montréal en 1903. La richesse de son oeuvre ne s’arrête pourtant pas à ses 1800 chroniques dans L’Étincelle, Le Débat, Le Pays, Le Monde ouvrier, et beaucoup d’autres imprimés de son temps. Cette femme, urbaine, athée, féministe et révolutionnaire – en totale contradiction avec son époque – a également été une dramaturge, poète et auteure acclamée par la critique. Après une quinzaine d’années à regrouper, lire et étudier cette oeuvre éparpillée, Andrée Lévesque en avait long à dire sur la vie de cette femme presque oubliée au fond de notre histoire intellectuelle.

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Compte-rendu | Éva Circé-Côté, libre penseuse, 1871-1949

En histoire, il n’est sans doute pas de genre plus mal-aimé que la biographie, tant il est aisé de tomber dans ce piège qu’est l’exceptionnalisme de son sujet. Ce piège,Andrée Lévesque l’a adroitement évité dans cette biographie. Spécialiste de l’histoire des femmes et du mouvement ouvrier au Québec, historienne de l’Université McGill dont la réputation n’est plus à faire, Andrée Lévesque s’attaque ici à une personnalité peu connue de l’histoire du Québec, Éva Circé-Côté. […]

De fait, on serait presque tenté de se demander s’il s’agit réellement d’une biographie. Il semble qu’Éva Circé-Côté n’est pas tant le sujet que le prétexte de l’ouvrage, ce que reconnaît l’auteure elle-même (p. 210). Un prétexte donc pour montrer un Québec, au tournant du XXe siècle, autre de ce que l’on en a dit, un «Québec moins noir» (p. 370) que ce l’on a longtemps cru. Éva Circé-Côté prend place par le fait même aux côtés de ceux qui ont préparé la table à la Révolution tranquille, dans une lecture classique du Québec d’avant les années 1960.[…]

Au fil des chapitres, Andrée Lévesque présente les grands moments de la carrière d’Éva Circé-Côté, ses emplois, ses passions, ses combats, ses drames personnels. Parmi ces événements marquants de sa vie et de sa carrière, mentionnons : son voyage dans leGrand Nord québécois aux côtés de deux consœurs journalistes; la parution de sa pièce L’Anglomanie en 1920, encensée par la critique; la publication de sa biographie sur Louis-Joseph Papineau, où Éva Circé-Côté laisse libre cours à toute son admiration pour le responsable politique, figure vivante du libéralisme; et son passage tumultueux à laBibliothèque municipale où elle eut fort à faire. La vie d’Éva Circé-Côté fut traversée de moult remous. Retenons en particulier le décès de son mari, un sympathisant franc-maçon, dont l’enterrement laïc fit scandale auprès des bien-pensants, contribuant à ostraciser Éva Circé-Côté. L’affaire fit tant de bruit que bien des amis du couple, qui avaient participé au cortège funèbre, se rétractèrent par la suite, notamment le journaliste Olivar Asselin.[…]

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Le panache tranquille d’Éva Circé-Côté

Il est rare de lire un biographie retraçant la trame sociale et culturelle d’une époque dans la production scientifique francophone au Québec. Surtout quand le sujet, une femme de lettres polygraphe, maniant des styles aussi divers que la poésie, la dramaturgie, le journalisme, la chronique, l’histoire et le roman, est demeurée anonyme. Éva Circé-Côté a assurément marqué la scène culturelle montréalaise pendant quatre décennies, écrivant sous une dizaine de pseudonymes (Colombine, Jean Nay, Musette, Julien Saint-Michel, etc.) pas moins de 1798 chroniques, cartes, poèmes et critiques entre 1900 et 1942.

Difficile à cerner, Éva Circé-Côté l‘esd‘autant qu’elle n’a pas laissé d’écrits persannels. Des défis que seule Andrée Lévesque pouvait relever de par son expertise et sa longue expérience à la fois du genre biographique (elle avait notamment consacré un livre à l’époque de )eanne Corbin et dirigé un recueil d’articles sur Madeleine Parent), de l’époque étudiée (les quatre premières décennies du xx· siècle), des thématiques abordées (la pensée libérale, le féminisme,le trava il des femmes …  et des milieux intellectuels d’avant-garde (la gauche). La sommde travail que représente cet ouvrage impressionneDe ses 478 pages, plus d’une centaine sont consacrées aux notes qui accompagnent le propos, à la bibliographie exhaustive, à la recension en annexe des divers pseudonymes utilisés par Ëva Circé-Côté, des 22 journaux dans lesquels elle a publié et du nombre de chroniques parues par année pour chacun. Enfin, un précieux index permet de retrouver un auteur cité, un sujet de chronique, un lien ou un événement marquant.[…]

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Compte-rendu | Andrée Lévesque, Éva Circé-Côté: libre-penseuse 1871-1949

Qui connaît bien Éva Circé-Côté? Moi, comme plusieurs personnes, je ne savais rien d’elle avant d’entendre un chroniqueur à la radio parler de la publication d’Andrée Lévesque portant sur la vie et l’oeuvre de cette femme née durant la seconde partie du XIXe siècle et décédée au milieu des années 1900. Il se trouve que cette femme est l’une de celles qui, par leur fidélité à un idéal de justice pour leurs semblables, a posé, en parallèle avec d’autres qui se battaient peut-être de façon plus consciente et organisée, les jalons de changements déterminants pour le Québec, pour les Québécois et plus particulièrement pour les Québécoises.

L’ouvrage consacré à cette libre-penseuse remarquable se divise en deux parties: la première est plus biographique et personnelle; la seconde, plus analytique quant à la contribution d’Éva Circé-Côté à l’avancement des idées progressistes qui ont mené le Québec à ce que l’on a appelé la «Révolution tranquille». On y apprend qu’elle est née le 31 janvier 1871, le jour même de la mort de Louis-Joseph Papineau, qui peut être qualifié de héros dans la vie de Marie Arzélie Éva Circé, devenue Éva Circé-Côté après son mariage avec le docteur Pierre-Salomon Côté, décédé très jeune à l’âge de 33 ans d’une tuberculose intestinale. Elle a eu une fille prénommée Ève, qu’elle a élevée seule en mère de famille monoparentale avant la lettre, bien que sa propre mère lui ait donné un solide coup de main dans l’organisation de la vie matérielle pendant qu’elle menait de front sa carrière de journaliste et de bibliothécaire.

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Une tête à Papineau: Éva Circé-Côté

Sous le grand chapiteau de l’histoire, la place accordée aux femmes demeure étroite. Pourquoi ne nous parle-t-on jamais chez nous, par exemple, d’Éva Circé-Côté (1871-1949)? Moderne, féministe, antiraciste, descendante en ligne directe de l’esprit des révolutionnaires de 1837-1838, cette femme de feu, tout à fait exceptionnelle, demeure injustement dans son coin d’ombre. À l’historienne Andrée Lévesque revient l’immense mérite d’enfin nous la faire mieux connaître grâce à une riche biographie qui, pour quiconque s’intéresse à la marche des idées, constitue une lecture vraiment incontournable.

Peu douée à l’école des soeurs de Lachine pour la couture, tenue tel un enseignement fondamental pour les jeunes filles, Éva Circé montre en revanche d’excellentes aptitudes en français et, bientôt, une soif de lectures qui l’encourage à meubler les formes du langage d’idées nouvelles et généreuses. Elle a la vingtaine lorsqu’elle approche les poètes et les artistes de Montréal, tous des hommes qui se réunissent alors dans des cercles fermés.[…]

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