Faire partie du monde… et le transformer pour mieux l’habiter

Au départ, j’ai souhaité lire ce recueil parce que l’écoféminisme, courant féministe peu et mal connu, m’intriguait pour sa capacité à faire interagir le féminisme et l’écologisme. Étant moins familière avec certains concepts et enjeux discutés, il m’a fallu prendre le temps d’apprivoiser le contenu théorique du livre, mais je l’ai refermé exaltée par les nouvelles perspectives sur le monde que j’y ai puisées. […]

Faire partie du monde est incontestablement un ouvrage que je conseille à celles et ceux qui souhaitent apprivoiser les idées écoféministes dans leur diversité foisonnante, s’engager un peu plus dans ce monde que nous habitons toutes et tous ensemble, s’indigner et trouver l’élan nécessaire pour lutter, résister et créer un monde meilleur.

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Regarder devant avec elles

Ce sont les restes du passé qu’ausculte Maryse Goudreau, celui dont les récits sont éteints ou les images manquantes. D’où sa propension à constituer des archives, ce qu’elle fait depuis 2012 autour du béluga, espèce en déclin. «[…] j’extirpe et crée des images, écrit-elle, qui ne seront plus dès lors de nature scientifique, documentaire ou politique. […] Pour chaque projet de mon archive, il existe une boîte pour douter, se souvenir, apprivoiser et adopter une position qui ne peut plus feindre la neutralité.» […]

Statut précaire et disparition sont dans le propos comme dans la forme de l’oeuvre. «Je souhaite amener le sujet de manière sensible, pas avec le poing fermé, mais avec le désir de réparer, de prendre part, et je pourrais citer le titre d’un nouveau recueil de réflexions écoféministes en disant même Faire partie du monde [les Éditions du remue-ménage, 2017]».

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Faire face au vent

Dans ce collectif où les textes ont été «récoltés» plutôt que dirigés par Marie-Anne Casselot et Valérie Lefebvre-Faucher, on se fait à la fois happer et porter. D’abord par l’urgence et la gravité des questions qui y sont posées et, ensuite, par le soin et la souveraineté de chacune des voix qui proposent des moyens plutôt que des réponses, des idées au lieu des consignes. […]

Je dois à Pattie O’Green d’avoir ranimé mes désirs d’enfants perdus et de pays imaginaire. «Apprendre le langage de la lenteur et savoir improviser des rituels», écrit-elle, «rien de plus envoûtant qu’une présence invisible qui ne laisse que des indices.» Sauf peut-être celle, chorale et phosphorescente, des lucioles dont est fait le féminisme.

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Les guérisseuses

L’ouvrage est vivant et révolté. Avec la vulnérabilité du «je», quelques coups de gueule en beau crisse contre la culture de la porno et des steaks côtoient les vues de l’intérieur sur un retour à la terre qui peut rimer avec retour des rôles traditionnels. Saturées par les ambiances toxiques, la hiérarchisation des luttes et la «bienveillance» du mansplaning, ces résistantes se disent souvent à bout de force et de patience. […]

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Coup de cœur de Geneviève Morin

[Geneviève Morin] J’ai été agréablement surprise que les dix femmes à qui on a demandé d’écrire soient de tous les horizons. Leur point commun, c’est qu’elles sont toutes militantes sur le terrain. Ça donne une fraîcheur, une diversité de textes écrits dans une langue assez accessible. Ce livre m’a insufflé un vent d’optimisme! […] Si vous ne connaissez pas l’écoféminisme, lisez ce livre-là, il y a une fabuleuse introduction qui l’explique et les articles sont tous plus intéressants les uns que les autres.

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De l’importante union entre féminisme et écologie

Je ne connaissais pas l’écoféminisme avant de lire ce livre, et je dois avouer que j’avais de la difficulté à comprendre comment on pouvait réunir le féminisme et l’écologie. J’avais des préjugés, m’imaginant un mouvement de hippies qui ne me concerne pas. Or, j’ai vite réalisé que j’avais tort. Certains textes m’ont parlé plus que d’autres, comme celui d’Élise Desaulniers sur le véganisme. Ou encore, celui de Jacinthe Leblanc sur le Plan Nord, qui fait écho à une réalité que je vis en tant qu’Abitibienne. 

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