« Dix lignes pour les filles, une ou deux pour les garçons »

Pour Gabrielle Richard, sociologue du genre à l’Université Paris-Est-Créteil et à l’Université du Québec à Montréal, ainsi qu’autrice de Hétéro, l’école? Plaidoyer pour une éducation antioppressive à la sexualité, les règles vestimentaires ne sont qu’un symptôme d’une sphère scolaire trop normative, qui peine à sensibiliser les élèves sur les stéréotypes de genre.

Les élèves mobilisés autour des hashtags #Lundi14septembre et #Balancetonbahut jugent les règlements intérieurs de leurs établissements discriminants. Est-ce le cas? Les codes vestimentaires qui s’appliquent à policer les vêtements des jeunes sont éminemment sexistes. Ils s’appliquent presque uniquement au corps des femmes. Il suffit de voir les photos de règlements intérieurs qui circulent en ligne, et où souvent une dizaine de lignes sont consacrées aux filles, contre une ou deux aux garçons. […]

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L’école est-elle larguée en matière d’éducation sexuelle ?

Pour Gabrielle Richard, sociologue et chercheuse québécoise spécialiste des questions de genre et d’éducation et autrice de Hétéro, l’école ?, sorti le 13 février aux éditions du remue-ménage, le manuel remplit en effet le vide laissé par l’Education nationale en matière d’éducation à la sexualité. On part de loin : “Souvent ça n’a même pas lieu, constate-t-elle auprès des InrocksQuand ça a lieu, c’est encore très axé sur la biologie, la reproduction. L’idée, ce n’est pas de dire que ce n’est pas utile et important d’en parler, mais est-ce que ce n’est que ça la sexualité ? Non, ce n’est même qu’une partie relativement peu importante dans la vie des jeunes qui vont s’explorer sur le plan sexuel et sur le plan identitaire.” […]

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L’école est-elle sexiste?

Et aujourd’hui cette multiplicité s’exprime car sans doute notre société accepte davantage les différences. Il ne s’agit pas d’un effet de mode ou d’une invention de notre époque. Auparavant, comme l’explique la sociologue du genre Gabrielle Richard dans son passionnant ouvrage Hétéro, l’école ?, les identités LGBTQI existaient mais « à force de répressions et de contrôle social, ces communautés ont été reléguées dans l’ombre. Les autorités médicales, policières et juridiques ont tantôt successivement, tantôt simultanément, criminalisé et marginalisé les personnes issues de la diversité sexuelle ». L’hétérosexualité a été valorisée et présentée comme le seul modèle naturel car il permettait la reproduction et garantissait la reproduction de l’espèce. […]

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Deux essais du Remue-ménage dans la liste préliminaire du Prix des libraires du Québec!

Pas un, mais deux essais du Remue dans la liste préliminaire du Prix des libraires du Québec!

Toutes nos félicitations à Rosa Pires (Ne sommes-nous pas Québécoises) et Gabrielle Richard (Hétéro, l’école) pour ces premiers livres un peu, beaucoup, TRÈS convaincants! Et les questions sur notre société, elles se posent d’abord dans les titres. ☺️

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Cri du cœur pour une pédagogie queer et antioppressive

[…] Pour ce faire, l’ouvrage de Gabrielle Richard est essentiel et à mettre entre les mains du ministre de l’Éducation et de tous les professeur.e.s et intervenant.e.s en milieu scolaire. Outre le fait que l’autrice nous ouvre les yeux sur cet engrenage dans lequel on est pris.e.s, elle donne de très bonnes pistes de solutions (et des exercices concrets) pour sortir de tout ça et se rediriger vers une pédagogie queer et antioppressive qui permettrait aux jeunes d’avoir une vision positive de la sexualité et de leur image corporelle. Cette pédagogie est queer dans le sens qu’elle permet une multiplicité des configurations entre le sexe, le genre et l’orientation sexuelle, puis elle est antioppressive parce qu’elle permet de comprendre que la sexualité est soumise à des rapports de pouvoir reliés au genre, à la racisation, aux capacités, à l’âge, etc. On comprend qu’on doit tenir compte de nos privilèges et remettre en question les normes sociales. En fait, il faut tout remettre en question parce que ça permet de voir les oppressions, de les nommer et ainsi de s’en défaire plus facilement. Hétéro l’école? Plaidoyer pour une éducation antioppressive à la sexualité, un livre à lire et à mettre en pratique immédiatement.

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Pour une éducation anti-oppressive

[…] Selon Mme Richard, l’éducation sexuelle ne devrait pas être la seule chose à enseigner pour rendre l’école anti-oppressive. « Les baccalauréats en enseignement devraient réfléchir de manière critique sur les normes et les rapports de pouvoir, propose-t-elle. Au lieu de former les futur.es maîtres à tous les types possibles de diversité, l’objectif devrait être de les amener à essayer de comprendre les mécanismes communs à différents rapports de pouvoir et à faire des rapprochements entre différentes sphères de l’expérience scolaire ».

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