L’école est-elle sexiste?

Et aujourd’hui cette multiplicité s’exprime car sans doute notre société accepte davantage les différences. Il ne s’agit pas d’un effet de mode ou d’une invention de notre époque. Auparavant, comme l’explique la sociologue du genre Gabrielle Richard dans son passionnant ouvrage Hétéro, l’école ?, les identités LGBTQI existaient mais « à force de répressions et de contrôle social, ces communautés ont été reléguées dans l’ombre. Les autorités médicales, policières et juridiques ont tantôt successivement, tantôt simultanément, criminalisé et marginalisé les personnes issues de la diversité sexuelle ». L’hétérosexualité a été valorisée et présentée comme le seul modèle naturel car il permettait la reproduction et garantissait la reproduction de l’espèce. […]

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Deux essais du Remue-ménage dans la liste préliminaire du Prix des libraires du Québec!

Pas un, mais deux essais du Remue dans la liste préliminaire du Prix des libraires du Québec!

Toutes nos félicitations à Rosa Pires (Ne sommes-nous pas Québécoises) et Gabrielle Richard (Hétéro, l’école) pour ces premiers livres un peu, beaucoup, TRÈS convaincants! Et les questions sur notre société, elles se posent d’abord dans les titres. ☺️

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Cri du cœur pour une pédagogie queer et antioppressive

[…] Pour ce faire, l’ouvrage de Gabrielle Richard est essentiel et à mettre entre les mains du ministre de l’Éducation et de tous les professeur.e.s et intervenant.e.s en milieu scolaire. Outre le fait que l’autrice nous ouvre les yeux sur cet engrenage dans lequel on est pris.e.s, elle donne de très bonnes pistes de solutions (et des exercices concrets) pour sortir de tout ça et se rediriger vers une pédagogie queer et antioppressive qui permettrait aux jeunes d’avoir une vision positive de la sexualité et de leur image corporelle. Cette pédagogie est queer dans le sens qu’elle permet une multiplicité des configurations entre le sexe, le genre et l’orientation sexuelle, puis elle est antioppressive parce qu’elle permet de comprendre que la sexualité est soumise à des rapports de pouvoir reliés au genre, à la racisation, aux capacités, à l’âge, etc. On comprend qu’on doit tenir compte de nos privilèges et remettre en question les normes sociales. En fait, il faut tout remettre en question parce que ça permet de voir les oppressions, de les nommer et ainsi de s’en défaire plus facilement. Hétéro l’école? Plaidoyer pour une éducation antioppressive à la sexualité, un livre à lire et à mettre en pratique immédiatement.

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Pour une éducation anti-oppressive

[…] Selon Mme Richard, l’éducation sexuelle ne devrait pas être la seule chose à enseigner pour rendre l’école anti-oppressive. « Les baccalauréats en enseignement devraient réfléchir de manière critique sur les normes et les rapports de pouvoir, propose-t-elle. Au lieu de former les futur.es maîtres à tous les types possibles de diversité, l’objectif devrait être de les amener à essayer de comprendre les mécanismes communs à différents rapports de pouvoir et à faire des rapprochements entre différentes sphères de l’expérience scolaire ».

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À l’école, être hétéro ou ne pas être

[Gabrielle Richard] Le fait qu’on valorise constamment l’hétérosexualité en milieu scolaire, c’est rarement parce qu’on le dit clairement […] Pourtant, c’est omniprésent. Pourtant, c’est la leçon que retirent les élèves qui fréquentent l’école. Et on fréquente tous et toutes l’école. […]

Cette «police du genre», cette manière de gérer genre et comment on exprime son genre à l’intérieur de la sphère scolaire se fait à la fois formellement – par les règlements, les codifications, etcetera – et informellement par les interactions entre élèves et élèves et professeur.e.s.

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Suggestion de lecture: Hétéro, l’école?

Les filles d’un côté, les gars de l’autre: l’enseignement prodigué dans les écoles québécoises est-il réellement inclusif? En scrutant la culture scolaire, l’éducation à la sexualité en France et au Québec ainsi que les programmes eux-mêmes, l’auteure avance qu’il y a place à beaucoup d’amélioration. C’est pourquoi, après avoir dressé l’état des lieux, elle propose des pistes d’interventions concrètes, toujours dans une approche anti-oppressive (c’est-à-dire en amenant les jeunes à réfléchir sur qui détient le pouvoir).

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Entrevue avec Gabrielle Richard : hétéro, l’école?

[Julie Vaillancourt] À travers le livre tu explores la façon dont on parle de sexualité dans les écoles du Québec et en France. Essentiellement, des valeurs hétéronormatives, la bonne manière d’être une fille ou un garçon. Au Québec, le programme récent d’éducation à la sexualité fait polémique. Qu’en penses-tu?

[Gabrielle Richard] La façon de présenter le programme est un peu maladroite. C’est, en quelque sorte, un programme de compromis. Orientation sexuelle et identité de genre viennent assez tardivement, en première secondaire. Dès la puberté, le discours est très binaire, genré, alors qu’on pourrait présenter cette période autrement; par exemple, des poils vont pousser, l’excitation sexuelle prend de l’expansion, etc. Tout cela dans un contexte où nos profs ne sont pas nécessairement formés. Ainsi, ils vont opter pour ce qu’ils connaissent, ce que je ne blâme pas, ils ont déjà beaucoup de travail. Le problème initial est un manque de ressources. Le programme spécifie qu’il appartient aux écoles de choisir les modalités, tant qu’on enseigne le sujet quinze heures par année, au secondaire. (En France, c’est trois heures, seulement!) Cela dit, le constat demeure le même: pas assez de temps! Pour être le plus efficace possible, on privilégie la protection liée aux rapports (hétéros)sexuels (grossesse et ITS). La sexualité devrait être une priorité. Et par sexualité, on n’entend pas uniquement avoir des rapports sexuels, mais tout le rapport à son propre corps, le consentement, les rapports à l’autre, etc.
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