Débusquer l’antiféminisme

Mélissa Blais a participé à une table ronde intitulée «Du boy’s club à l’antiféminisme: nouveaux visages et vieux refrains» à l’occasion du Salon du livre de Montréal en 2015. Animée par Judith Lussier, la discussion réunissait également Francis Dupuis-Déri et Martine Delvaux.

Pour la sociologue Mélissa Blais, c’est avec l’attentat meurtrier de 14 femmes à l’École polytechnique de Montréal que le discours antiféministe s’est ouvertement déclaré. Et qu’il s’est propagé dans les médias de masse et maintenant sur Internet. Il infiltre tant les mouvements de gauche que de droite ainsi que les syndicats et associations étudiantes. Il détourne l’attention des véritables inégalités que vivent encore les femmes. Le discours sur la crise de la masculinité a pour conséquence de drainer au profit des hommes les ressources disponibles.

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Tuerie de l’École Polytechnique, l’attentat antiféministe

[Guillaume] «J’hais les féministes». À quoi fait référence cette phrase?

[Mélissa Blais] C’est un rappel-choque des intentions politiques du tueur de l’École polytechnique, Marc Lépine. C’est-à-dire que, puisque dans les médias j’ai constaté qu’il y avait eu une certaine occultation des intentions politiques du tueur, c’était de rappeler que son intention était antiféministe.[…]

 

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