La représentation défectueuse: autour de La Coalition de la robe

La Coalition joue le rôle d’une matrice, en même temps qu’elle permet aux autrices d’approfondir leur propre devenir féministe, installe la légende d’un art contestataire à (re)venir. Qui lit l’ouvrage est à son tour aspiré.e par le mystère initial de cette Coalition, créature féministe-théâtrale-militante dont les formes d’apparitions toujours renouvelées empêchent le militantisme de basculer dans la plate rhétorique. Il y aurait d’ailleurs, je le note à titre de possibilités de pensées, un déplacement de mots à effectuer en ce qui concerne l’être-ensemble, le terme de communauté, pour le moins mobilisé en philosophie française, pouvant chômer pendant que le mot de coalition esquisse une autre relation. […]

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Déjouer l’absence pour inventer une transmission féministe

«À qui revient-il de nous apprendre que des femmes ont fait preuve de désobéissance pour faire partie de l’histoire?» C’est la question que posent d’entrée de jeu Marie-Claude Garneau, Marie-Ève Milot et Marie-Claude St-Laurent dans leur essai La Coalition de la robe, qui énonce le même constat que Le bal des absentes, soit l’incapacité de l’école québécoise à prendre en charge la transmission des textes écrits par des femmes, et de manière encore plus aiguë dans l’univers du théâtre. Dans ce «documentaire indiscipliné », les trois auteures et comédiennes retracent leur propre parcours de féministes et se demandent comment assurer le passage de la révolte. Comment faire pour ne plus échapper le témoin du relais? […]

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Chienne(s): la condition féminine est-elle anxiogène?

Si elles n’ont pas produit de spectacle depuis Cour à scrap en 2012, Marie-Claude St-Laurent et Marie-Ève Milot ont fait beaucoup de recherche et de militantisme féministe. Elles ont écrit La Coalition de la Robe (Éditions du remue-ménage) et signé une étude dans la revue Jeu, répertoriant les statistiques très déficitaires de la présence féminine sur scène pour le regroupement Femmes pour l’équité en théâtre (FET). […]

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Féminismes en scène : au-delà de la parole, la chair

[…] Le tout récent La Coalition de la Robe, livre-recherche-création à six mains de Marie-Claude Garneau, Marie-Ève Milot et Marie-Claude Saint-Laurent, paru aux Éditions du remue-ménage cette année. Les auteures et comédiennes y analysent et y mettent en jeu la présence (et surtout l’absence) des femmes sur les scènes québécoises, ainsi que la banalité des rôles qui leur sont attribués.

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Une coalition féministe au service du théâtre

[…] Si j’ai mis du temps avant d’être happée par cet essai, dont j’ai eu parfois du mal à bien saisir le propos, le furieux besoin d’engagement des auteures a fini par me séduire par son impétuosité, mais aussi son message d’espoir pour la nouvelle génération qui prend d’assaut les théâtres et les tribunes. L’appel à l’engagement et à la mobilisation, qui s’inscrit en marge des activités du mouvement Femmes pour l’équité en théâtre, rappelle les luttes pas si lointaines des sorcières en nef et des fées assoiffées, réclamant sur nos scènes l’espace que les anciennes avaient exigé dans notre société.

Et la mystérieuse Coalition de la Robe, dans tout cela? Difficile à décrire, puisque insaisissable. C’est son rapport avec les auteures, dont elle croise les chemins à différents moments de leur prise de conscience, qui m’a davantage interpellée. Ses actions traversent le livre et en sont d’abord la source, et l’on sent bien qu’elle a habité les auteures et provoqué chez elles «un désir d’engagement profond et d’investissement total envers l’art et les féminismes pour l’avenir».

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Réinventer le réel, le reconstruire de toutes pièces

Le livre entrelace les données sociologiques (faits et statistiques) et le récit de réalités individuelles (expériences, constats et prises de conscience), sans oublier de rendre compte, grâce à de mystérieux artéfacts (tract, croquis et zine), des actions de la galvanisante Coalition de la Robe. C’est ce mélange des tons qui rend l’essai aussi accessible, c’est-à-dire théorique et alarmiste en même temps que concret et ludique. […]

Ainsi, ce que l’ouvrage cristallise, qui plus est sous une forme pas banale, ce sont les premières étapes de ce qui pourrait bien être un renouveau féministe au sein du milieu théâtral québécois. C’est sans contredit un mouvement que Garneau, Milot et St-Laurent décrivent tout en y appartenant, un élan dont la conviction et la précision suscitent de grands espoirs.

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