Des hommes violents

Condamnés par le tribunal pour violences conjugales, ces douze hommes sont contraints par la justice de participer à un groupe de parole pendant six mois. Tous viennent d’univers différents : l’un est un homme d’affaires à succès, un autre à la recherche d’emploi, un autre tient un garage… Ils commencent par clamer unanimement leur innocence ou par refuser de reconnaître leurs torts. Puis évoluent, ou pas. Ce podcast s’attache séance après séance à suivre leur avancée, à partir à leur rencontre, à les écouter. Il est nourri des propres interrogations du narrateur, Mathieu Palain, sur le mouvement #metoo et la question des masculinités aujourd’hui. Et mis en perspective par trois récits de victimes. Un podcast de Mathieu Palain et Cécile Laffon.

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Conférence « Déconstruire le mythe de la crise de la masculinité » à l’UQAR

Le professeur en science politique de l’UQAM Francis Dupuis-Deri sera à Rimouski le 22 janvier à 19h à l’amphithéâtre de l’Université du Québec à Rimouski pour une conférence intitulée : « Déconstruire le mythe de la crise de la masculinité ». C’est organisé par le collectif Abondance.

Qu’est-ce que la crise de la masculinité ? C’est la croyance que les garçons et les hommes vont mal et n’ont plus de repères à cause des féministes 

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Et si le conflit irano-américain était complètement féministe ?

Se lancer dans une guerre pour faire face à une crise de sa propre masculinité existe, comme le rappelle le chercheur Francis Dupuis-Déri (La crise de la masculinité, Éditions Remue-ménage, 2018). « Les hommes en proie à une crise de la masculinité se jettent dans la guerre pour s’y affirmer comme de ‘vrais hommes’ dans un entre-soi ou un boys’ club — dans les baraquements, les tranchées, etc. — et dans des expériences d’héroïsme et de violence meurtrière. » (…)

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«J’espère bien que les hommes se questionnent sur eux-mêmes ! »

La masculinité n’est pas en crise. Et c’est un homme qui l’affirme. Le masculin, en revanche, se sent en crise, selon le chercheur canadien Francis Dupuis-Déri. Parce qu’il supporte mal que le féminin lui grappille du pouvoir et de l’espace. Or ce sentiment ne date pas d’hier et, souvent, les arguments censés justifier ce mal-être ne résistent pas à l’analyse. […]

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Francis Dupuis-Déri : « Il est sidérant d’entendre dire que les hommes ne peuvent plus draguer »

Des militantes féministes ont manifesté dans plusieurs villes de France (Paris, Rennes, Bordeaux…) contre la projection du film J’accuse de Roman Polanski. Est-ce que cette affaire Polanski, et la façon dont elle est commentée par certains, résonne avec les analyses de votre livre La crise de la masculinité, autopsie d’un mythe tenace ?

Francis Dupuis-Déri – Pas directement car cette affaire est vraiment spécifique. Mais il est certain que l’on a entendu à l’occasion de cette crise en France des relents de sous-discours qui relèvent en fait de la crise de la masculinité. Il s’agit de réactions qui ont tenté de délégitimer tout le mouvement Me Too. La conséquence de Me Too serait que les hommes sont victimes. Il est quand même assez paradoxal d’entendre ça, si on s’exprime poliment, face à ces milliers de voix de femmes parfois anonymes qui s’expriment pour dire : « Et bien voilà en fait j’ai été victime quand j’étais enfant, adolescente ou adulte d’hommes qui m’ont agressée ». Dans le cinéma américain et donc aussi désormais dans le cinéma français, pas du tout sous le couvert de l’anonymat cette fois, il y a ces femmes qui disent désormais : « J’ai été agressée ».

Une des réactions des hommes dénoncés mais aussi de leurs alliés – car c’est bien cela aussi qui est impressionnant, le nombre d’alliés qu’ils ont – c’est de manquer totalement d’empathie envers les femmes agressées. C’est un manque d’empathie et d’humanité sidérant que de prendre le parti de l’homme et aussi de prétendre que les hommes sont victimes. Sidérant d’entendre que le désir des hommes est condamné, criminalisé, que les hommes ne peuvent plus rien dire, ne peuvent plus draguer, sont persécutés sans pouvoir se défendre. Et cela, oui, c’est une des multiples déclinaisons du discours de la crise de la masculinité, les hommes souffriraient à cause des femmes et des féministes. Et il serait difficile d’être un homme.

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Masculinisme : l’antiféminisme en embuscade

Il n’y a pas qu’en France que les associations masculinistes font les yeux doux aux décideurs. Prenons le Québec, par exemple. « Depuis 2010, on assiste à une phase d’institutionnalisation de ces mouvements. Le lobbying est devenu une pratique plus importante, notamment chez les groupes de pères », observe Mélissa Blais, chercheuse québécoise spécialiste du masculinisme et coautrice d’Antiféminismes et masculinismes d’hier et d’aujourd’hui. Depuis 2014, l’association Pères séparés est ainsi devenue un partenaire officiel du ministère de la Santé. « De plus en plus, les pouvoirs publics exigent des organisations de femmes qui interviennent auprès des victimes de violences conjugales qu’elles se rapprochent des groupes oeuvrant auprès des hommes violents si elles veulent obtenir des financements », ajoute Mélissa Blais. Ce qui, sur le papier, semble a priori une bonne chose. Le problème, c’est que parmi ces organisations consacrées aux hommes violents, certaines remettent en question (plus ou moins ouvertement) la dimension genrée des violences conjugales, qui toucheraient également hommes et femmes. Comme le réseau À coeur d’homme, qui s’érige contre « la vision stéréotypée de la femme victime et soumise face à l’homme violent et contrôlant » et a lui aussi l’oreille (et le soutien financier) du ministère québécois de la Santé […]

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