Boys club : les hommes en réseau

[…] Pour lutter contre la domination des boys clubs, Martine Delvaux ne croit pas au message néolibéral qui pousse politiciennes et entrepreneures à jouer du coude pour faire leur place dans les cercles d’hommes. Ni à la solution consistant, pour les femmes, à créer leurs propres clubs privés. «La structure du club sélect, peu importe qui est dedans, ce n’est pas la réponse», dit-elle.

Plutôt que d’imiter une figure qui fait du tort aux femmes depuis toujours, il faut imaginer autre chose, soutient Martine Delvaux. «Ce que l’on veut, c’est une diversité à tous les niveaux, pas seulement une diversité hommes femmes.»

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Esprit critique: discussion avec Martine Delvaux et Fanny Britt

[Martine Delvaux] Quand on accole l’étiquette féministe [à une auteure] on a un double problème. En fait, ce qui est étonnant dans le cas du Boys club, qui est clairement un essai féministe, c’est qu’il y a énormément d’hommes qui le lisent, qui m’écrivent, qui me disent merci de l’avoir écrit. Donc c’est faux aussi cette affaire-là, on n’écrit pas pour les femmes, on écrit en tant que féministe pour tout le monde et on devrait être lues par tout le monde comme les hommes prennent pour acquis qu’ils vont être lus par tout le monde, peu importe leurs allégeances politiques par ailleurs.

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Boys club dans les milieux de travail au Québec: mythe ou réalité?

[…] Certains hommes qui gravitent autour des CA mentionnent qu’ils ont du mal à trouver « des candidates compétentes et qualifiées » pour remplir les fonctions d’administratrice, rapporte Sophie Brière. Le problème, toutefois, c’est qu’ils ont tendance à se tourner uniquement vers leur réseau essentiellement composé d’hommes pour pourvoir les postes. Voilà un bel exemple qui illustre comment le boys club se nourrit lui-même, et ce, surtout dans les secteurs majoritairement masculins. « Trouver des candidates demande plus d’efforts et c’est plus long, mais c’est possible », affirme la chercheuse.

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Pour sortir de l’humiliation

[…] C’était ça la réponse: la grande coupure entre les hommes et les femmes nettement dessinée. Comme un concentré du Boys Club de Martine Delvaux qui vient de paraître (éd. du Remue-ménage) et qui décortique sans concession un monde dominé par les hommes.

Plein de «mais» et de contre-exemples m’étaient pourtant venus en tête en lisant Delvaux, cherchant des brèches pour me laisser respirer face à son implacable démonstration. Tout comme, en repensant à la Max de Collard, je sais aussi qu’il y a des circonstances dans la vie où les hommes ont peur. Dans certains lieux, à certains moments, ne pas avoir la bonne couleur de peau, ne pas avoir le look baraqué, avoir l’air faible ou isolé met en danger face à d’autres hommes.

Mais pour les femmes, se tenir sur ses gardes est une constante de leur vie et le renversement des rôles ne vient jamais. Elles ne dominent pas, ne suscitent pas la peur, même pas la méfiance.

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Tasse-toi matante

[…] Trouvé plusieurs paragraphes sur l’âgisme dans le dernier essai, Le boys club, de Martine Delvaux, la féministe dont on parle le plus depuis deux semaines. « Arrêtés dans une jeunesse éternelle, les boys ne vieillissent jamais, l’apparition de cheveux blancs et de rides étant socialement valorisée, contrairement au sort fait aux femmes qui avancent en âge. […] Les hommes sont non seulement partout, mais ils sont éternels, du moins ceux qui sont en position de pouvoir. » Un livre brillamment rédigé, fort bien documenté sur tous les aspects des boys clubs, dont on ressort un tantinet ou très indigné(e)s. Et j’adore cette phrase : « Donald Trump est à lui seul un boys club. »

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Martine Delvaux : la littérature avant le militantisme

[Martine Delvaux] On a tendance à dire en littérature, encore aujourd’hui, que les textes intimistes et autobiographiques de femmes ne sont pas très intéressants, qu’ils sont nombrilistes. J’ai toujours voulu voir dans ces prises de parole une universalisation de la condition des femmes […]

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Les cis clubs existent aussi

Après l’entrevue de Martine Delvaux à Tout le monde en parle lors de l’épisode du 20 octobre dernier, on a beaucoup parlé des boys clubs.

Pour le rappel, dans son livre, Martine Delvaux décrit le boys club comme « cet univers clos réservé aux hommes [où] le pouvoir se relaie et se perpétue à la façon d’une chorégraphie mortifère. » Elle explique aussi que le boys club influence encore notre société:  « Le boys club n’est pas une institution du passé. Il est bien vivant, tentaculaire: État, Église, armée, université, fraternités, firmes… et la liste s’allonge. » […]

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