Un By by sans les « e »

C’est au lancement du livre Le boys club de Martine Delvaux à l’automne dernier que j’ai pris cet engagement : qu’en 2020, ma parole et mes convictions féministes soient exprimées à plus grande échelle, pas seulement par mes livres et mes conférences. Je voulais cesser de me retenir.

Oui je me retiens, je l’avoue, car s’il fallait que chaque fois que je suis en colère quand je constate que les femmes n’ont pas le droit de parole et que les boys’ clubs sont encore plus que jamais légion, j’écrive un texte sur le sujet, je consacrerais plusieurs heures par semaine à cette tâche. […]

Lire sur La Presse

Plus…

Les 10 livres de 2019 qu’il faut à tout prix avoir lus

C’est pas mal important ce sur quoi l’écrivaine, essayiste et professeure Martine Delvaux lève le voile dans cet essai qui est arrivé comme une bombe en 2019, mettant enfin des mots, vulgarisant à la perfection un phénomène qui dure depuis trop longtemps : les boys clubs… Ils se rassemblent, parlent entre eux, réfléchissent, commentent, s’observent, s’écoutent et plus encore dans cet entre-soi des hommes ; présent dans le réel comme en fiction, perpétuant toutes les images de ces « privilégiés » qui sévissent dans les milieux de la politique, des finances, des sports, des entreprises, des fraternités, des universités, de l’État, de l’Église, etc. Il est temps que les lumières s’allument enfin, que ce spectacle rétrograde du machisme tire enfin sa révérence. Ce livre en annonce la fin, c’est fort salutaire, tout comme la remise en novembre dernier du Prix Fleury-Mesplet à Rachel Bédard, soulignant la brillante et fondamentale carrière de cette éditrice des Éditions du Remue-ménage qui publie cet ouvrage et bien d’autres depuis sa fondation en 1976.

Lire sur L’actualité

Plus…

Les bonnes planques de l’antiféminisme

Grâce à l’essai [Le boys club] de Martine Delvaux, professeure canadienne, le sujet des boys clubs fait l’actualité, féministe, depuis quelques semaines: elle y analyse ces groupes d’hommes, souvent riches, blancs, hétéros, présents partout dans les structures de nos sociétés. Clubs non-mixtes, conseils d’administration, réunions politiques… Des lieux de pouvoir où ces groupes d’hommes se réunissent et prennent des décisions avantageuses à leur égard, et souvent défavorables aux femmes. Antiféministes, ces boys clubs?

Mélissa Blais tempère. «Si l’antiféminisme cherche à créer des espaces exclusivement masculins, le boys club n’est pas nécessairement antiféministe. Ce dernier est une posture politique visant à reproduire cette division sociale des sexes, qui identifie les féminismes comme un problème. Un boys club reproduit une vision sociale inégalitaire des sexes, la division sexuelle du travail, une hiérarchie de valeurs entre travail masculin et féminin… C’est de l’entraide entre hommes, du copinage : la reproduction de leurs avantages et privilèges par une posture masculine traditionnelle.» Cette posture masculine n’épargne pas les mouvements progressistes de gauche. Parce que « ces organisations sont aussi contrôlées par des hommes blancs, hétéros pour la plupart. Indirectement, ils reproduisent un privilège, celui de prioriser la lutte qui défend leurs propres besoins et intérêts. Cette reproduction des clivages, à l’intérieur des assemblées de gauche, permet d’expliquer pourquoi le féminisme passe toujours au second plan, tout comme l’antiracisme. Il s’agit quand même bien, dans les faits, d’articuler dans leur stratégie une sorte d’antiféminisme », poursuit la professeure, qui remarque au passage que le mouvement féministe reproduit aussi cette priorisation «d’une lutte que nous espérons universelle», mais qui invisibilise les inégalités raciales et sociales et laisse donc des femmes à la marge.

Lire sur Axelle

Plus…

Des livres pour offrir aux autres, ou à soi pour Noël

Le Boys club – Martine Delvaux – Éditions du remue-ménage
Martine Delvaux possède l’un des cerveaux qui m’impressionnent le plus. Boys Club est son petit dernier, mais son oeuvre entière est à lire et relire. Romans, essais, récits. Les Éditions du remues-ménage sont un phare pour le féminisme au Québec.

Lire sur Impact Campus

Plus…

Des lectures pour faire réfléchir

L’homme blanc hétérosexuel d’un certain âge et possédant un statut social privilégié domine le monde. Ce n’est pas une interprétation, c’est un fait, comme le rappelle Martine Delvaux. Dans son essai, la professeure, féministe et autrice explique avec éloquence comment cette frange de la population concentre le pouvoir et la richesse afin d’écrire la suite de l’histoire à sa façon. Au détriment des femmes et des différentes minorités culturelles, sexuelles et sociales qui sont laissées pour compte.

Lire sur La Presse

Plus…

Attraper le boys club par les couilles

[…] La force du boys club se trouve peut-être d’ailleurs de ce côté: plutôt que de livrer une charge à fond de train contre les « grands problèmes » de la société contemporaine et de ses dérives patriarcales et masculinistes, Martine Delvaux s’attaque au phénomène de façon un peu plus subtile, en dirigeant le tir vers des aspects si « normaux » qu’on peut aisément oublier qu’ils sont également symptomatiques d’un dysfonctionnement majeur de notre civilisation.

Voilà pourquoi cet essai, en apparence quasi-anodin, est si essentiel. Et voilà peut-être pourquoi une certaine tranche de la société s’est immédiatement révoltée contre les conclusions de l’ouvrage. À l’image de la lutte contre les changements climatiques – une autre histoire de domination patriarcale, avec le culte de l’accumulation de richesses, du gros véhicule et de la maison servant à y entreposer ses possessions –, le réveil est brutal lorsque l’on est confronté à une critique directe et efficace d’un mode de vie plus que dépassé.

Lire sur Pieuvre

Plus…