Louise Toupin on her newly translated book, Wages for Housework

Our series on new books in labor and working-class history continues. An English translation of Louise Toupin’s Wages for Housework: A History of an International Feminist Movement, 1972-77, was co-published this fall by UBC Press and Pluto Press. Toupin, a retired lecturer in political science at the Université du Québec à Montréal, answered questions from Jacob Remes. Her answers were translated from the French by Xandi McMahon.

[Jacob Remes] What can labor historians learn from the history of the movement for Wages for Housework?

[Louise Toupin] Through the Wages for Housework movement, labor historians have learned that the “classic” job market–the factory and the office–is only one face of human work. Hidden behind the work of producing goods, there was another face: all the invisible, free work of reproduction and the renewal of labor power, work generally assigned to women and subordinate to the production of goods. This invisible work hides the exploitation of women’s reproductive labor in the home, which in turn becomes much greater exploitation outside the home. This work constitutes part of the reproductive cycle of capitalism and contributes to the accumulation of capital in a crucial way. This work of social reproduction effectively allowed the capitalist economy to rely on an enormous amount of unpaid work, carried out by unwaged, or poorly waged, women. Capitalism benefits from this free labor–it is used to supply a “ready-to-work” labor force–but it doesn’t have to pay for it. This was one of the important contributions of the Wages for Housework perspective on the concept of work, formulated in 1972 by Mariarosa Dalla Costa and Selma James in their book The Power of Women and the Subversion of the Community. […]

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Capitalism runs on women’s housework

In the first chapter of her ambitious book Wages for Housework: A History of an International Feminist Movement, 1972–77, feminist writer and retired university professor Louise Toupin provides a glimpse into daily life for women in the early 1970s — a time in which housework (also called domestic work or care work) was not considered to be real work, rather it was a « labour of love, » or a biological duty imposed almost always upon women. […]

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Le salaire au travail ménager – en anglais chez Pluto Press

En septembre 2018, la formidable maison d’édition Pluto Press (Londres, Angleterre) fera paraître Wages for Housework: The History of a International feminist Movement (1972-1977).

Revolutionary feminism is resurging across the world. But what were its origin? In the early 1970s, the International Feminist Collective began to organise around the call for recognition of the different forms of labour performed by women. […]

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Compte-rendu | Le salaire au travail ménager

Les Éditions du remue-ménage cultivent depuis longtemps un équilibre entre recherche et militantisme qui a su défier les conventions du livre savant. Le salaire au travail ménager: Chronique d’une lutte féministe internationale (1972-1977) de Louise Toupin, cofondatrice de la maison et militante féministe de longue date, est un savoureux fruit de ces travaux. […]

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Le salaire au travail ménager, 1972-1977: retour sur un courant féministe évanoui

J’ai donc entrepris cette recherche pour faire connaître la pensée en question, et aussi pour offrir un arrière-plan historique à plusieurs débats et enjeux actuels, dont l’irrésolue question du partage familial des tâches, la difficile «conciliation famille-emploi» et ses effets discriminants sur les mères salariées, de même que l’actuelle évolution de la division sexuée du travail de reproduction sociale à l’échelle mondiale. C’est donc pour moi un devoir de mémoire, jumelé à un souci d’offrir des outils critiques historiques à plusieurs enjeux actuels. […]

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Lecture: Le salaire au travail ménager

Cet ouvrage de Louise Toupin offre un véritable retour dans le temps, vers ce qui a été un épisode presque oublié de la première phase du renouveau féministe des années 70 : le mouvement pour un salaire au travail ménager. Dans une chronique, qui s’apparente presque par moments à une autopsie, l’auteure expose avec précision et de façon fort éclairante le contexte d’émergence, les bases théoriques et les principaux jalons historiques de cette lutte politique radicale.

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Féminisme, travail du sexe et reproduction sociale

L’apport théorique des militantes du Collectif Féministe International (CFI) – dont Silvia Federici fut d’ailleurs une figure majeure – et qui mena campagne pour le salaire au travail ménager fut en effet fondamental dans la compréhension de l’oppression des femmes dans le capitalisme. La plupart de ces textes n’ayant alors que difficilement franchi la barrière de la langue, c’est un véritable cadeau que Louise Toupin offre aux féministes francophones, en retraçant dans son ouvrage l’histoire à la fois de la production théorique de ce collectif, mais aussi et surtout de ses luttes «sur le terrain». […]

La campagne pour un salaire au travail ménager permettait donc de lutter contre cette marginalisation, en rappelant la valeur de ce travail. Surtout, cette campagne permettait de mettre en lumière, que partout où il y a exploitation, qu’il s’agisse de l’usine, mais aussi du foyer, du bordel ou du trottoir, alors il y a la possibilité d’une lutte.

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L’épouvantail dans le jardin? Suivi d’un épilogue

Ce texte a été publié pour la première fois dans le célèbre numéro hors série de La Vie en rose, paru à l’automne 2005. Dix ans plus tard, nous le reproduisons ici accompagné d’un épilogue écrit par l’auteure en mars dernier.

Quand on entrait dans le détail de tout ce que comportait le travail non salarié des femmes, le terme «travail ménager» semblait bien réducteur. En réalité, ce travail recouvrait bien plus que les tâches domestiques et matérielles. Il incluait aussi l’éducation et la socialisation des enfants et des adolescents, les soins médicaux et le soutien émotionnel à la maisonnée entière, la «charge mentale» de l’organisation et du bon fonctionnement de la vie familiale, etc. Il touchait donc l’immense champ du travail immatériel: les soins psychologiques aux enfants, au conjoint, à ses vieux parents et parfois même aux parents du conjoint, ainsi qu’aux personnes malades et handicapées de la famille élargie.

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