Les angles morts: lauréat du Prix Communications et Société

«Qualité, diversité, universalité, engagement sont les premiers qualificatifs qui me viennent à l’esprit pour décrire les oeuvres retenues par nos trois jurys d’experts», déclare Martin Bilodeau, directeur général de l’organisme. «De façon admirable, leur sélection rend compte de l’état du monde contemporain, de ses enjeux et de ses valeurs.»

Le prix Essai a été décerné ex aequo à Perspectives créoles sur la culture et l’identité franco-ontariennes d’Aurélie Lacassagne (Éditions Prise de Parole), et Les angles morts: perspectives sur le Québec actuel d’Alexa Conradi (Éditions du remue-ménage). 

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Checking our blind spots: An interview with Alexa Conradi

The words of Alexa Conradi do exactly that. A courageous “shift disturber” (i.e., whose words and actions call for a major shift in perspectives), Conradi challenges Québec’s racist and misogynist colonial heritage, and plants the seeds for creating the kind of solidarity-based community and society that the women of Val d’Or invoke. […]

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Pourquoi philosopher? Stanley Cavell et l’éducation des adultes

[…] Alexa Conradi a-t-elle raison d’écrire: «Si les analyses féministes et postcoloniales des quarante dernières années nous ont appris une chose, c’est que la posture universelle n’est rien d’autre qu’une illusion violente.» Peut-on imaginer, comme le fait Said que «L’universalité, c’est prendre le risque d’aller au-delà des certitudes faciles fournies par nos origines, notre langue, notre nationalité, et qui nous mettent confortablement à l’abri de la réalité des autres.»? Réviser nos mythologies langagières, c’est peut-être aussi accepter de changer notre façon de philosopher et d’inclure les voix marginalisées dans ce processus.

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Lecture: Les angles morts

Elle nous offre ainsi un livre audacieux, qui prend parti pour un Québec dont on serait véritablement fier. Parce que c’est de l’amour qu’elle éprouve pour sa société que naissent les réflexions de Conradi sur les angles morts de ce bout de pays. […]

De ce point de vue, Les angles morts peut être lu comme un manuel nécessaire en ces temps politiquement moroses, pour nous aiguiser à une plus grande conscience critique face à notre propre société, pour nous remettre en question et nous faire penser plus haut.

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L’interstice. Perspectives sur le cas du féminicide autochtone au Québec

Dans Les angles morts: Perspectives sur le Québec actuel, Alexa Conradi (2017) démontre que ce phénomène d’effacement de l’histoire coloniale est toujours d’actualité au Québec. Pour illustrer ses propos, Conradi prend exemple sur la «Ligne du temps de l’histoire des femmes au Québec», réalisée par le Réseau québécois en études féministes en collaboration avec le Conseil du statut de la femme. Cette ligne du temps est «un outil web à vocation culturelle et éducative qui met en lumière la contribution des femmes et des féministes à l’évolution de la société québécoise de 1600 à  nos jours» (REQEF, 2015). Le récit de l’histoire des femmes au Québec commence avec l’arrivée des colons français, contribuant ainsi à perpétuer l’idée d’un territoire vide avant l’arrivée des Européen.ne.s. La ligne du temps met de l’avant le rôle des femmes du Québec, catégorie qui ne semble pas inclure les femmes autochtones puisqu’elles n’y sont pas représentées. Conradi considère que cette approche a pour effet d’invisibiliser les effets de la colonisation sur les femmes autochtones et, par le fait même, de rendre insensibles les québécois.e.s aux dynamique coloniales (Conradi, 2017 :79-83). […]

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Féministes à la page, prise 3

Elle les a rassemblées dans cet essai somme toute très personnel, où se glisse le récit d’expériences vécues, de rencontres marquantes avec des militantes féministes, des difficultés qu’elle a connues lorsqu’elle était à la FFQ. Mais le cœur du propos demeure le regard qu’elle pose sur ce qu’elle nomme les angles morts, là où «résident les vérités que nous ne voulons pas admettre», en faisant une lecture féministe des grands enjeux politiques. Le colonialisme, le racisme, l’islamophobie, la violence, la droite nationaliste, la culture du viol passent sous sa loupe. Derrière ces problèmes de société, la peur – ancrée depuis longtemps – des Québécois•es de disparaître, qui nourrit la crainte de l’autre, ainsi que nos nombreux réflexes inconscients qui entretiennent les inégalités. […]

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