Débusquer l’antiféminisme

Francis Dupuis-Déri a participé à une table ronde intitulée «Du boy’s club à l’antiféminisme: nouveaux visages et vieux refrains» à l’occasion du Salon du livre de Montréal en 2015. Animée par Judith Lussier, la discussion réunissait également Mélissa Blais et Martine Delvaux.

Plus…

L’antiféminisme démystifié

Diane Lamoureux et Francis Dupuis-Déri ont la verve vive. Lors d’une rencontre dans le cadre de la publication de l’essai politique qu’ils ont co-dirigé, Les Antiféministes; analyse d’un discours réactionnaire, le duo s’est totalement impliqué dans la discussion pour bien faire comprendre la polyvalence et la présence de cette pensée à contre-courant.

Bien comprendre l’antiféminisme, c’est également connaître ses adversaires et savoir ce qu’ils disent. La sociologue et professeure à l’Université Laval, Diane Lamoureux, précise que bien anticiper les coups et les prévenir est toujours très pertinent. «Il est crucial de montrer que la considération inéquitable de la femme par rapport à l’homme n’est pas visible seulement dans les politiques de l’ancien gouvernement Harper ou d’autres politiques de droites, mais parfois dans des choses plus subtiles», explique-t-elle. La démarche de documentation du sujet est également le produit «d’une demande du milieu des femmes car elles considèrent que c’est un problème», ajoute le professeur de science politique à l’UQAM, Francis Dupuis-Déri. Le duo est unanime: l’antiféminisme est un discours à combattre.

Plus…

Vitrine du livre: Les antiféminismes. Analyse d’un discours réactionnaire

Le féminisme dérange et, par conséquent, suscite des réactions parfois courroucées. On l’accuse de menacer l’ordre divin ou naturel, de fragiliser la masculinité, mais aussi, paradoxalement, d’être inefficace et de nuire aux femmes. «L’antiféminisme, écrivent Lamoureux et Dupuis-Déri, relève d’une logique plus précise que la misogynie, puisqu’il ne vise pas toutes les femmes, mais particulièrement celles qui espèrent l’émancipation.»

Plus…