Définir et combattre la culture du viol | Entrevue avec Martine Delvaux

[Jean-Sébastien Bernatchez] Je veux vous entendre sur un extrait en particulier de votre essai Les filles en série. Des Barbies aux Pussy Riot. C’est vers la fin, quand vous vous êtes intéressée à des personnages de fiction qui se révoltaient contre leur position de fille-objet. Vous écriviez et je vous cite: «Que leur puissance réside dans le refus d’une posture de victime prescrite par le discours qui, suivant une logique perverse, reconnaît la violence faite aux femmes, mais non pas dans le but de les protéger, mais dans le but de les faire taire.» Qu’est-ce que vous vouliez dire?

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Des filles à l’intérieur de chaque femme

La société patriarcale aime transformer les femmes en symboles répétitifs. La série, si elle reproduit un modèle à l’identique, implique également le nombre : c’est dans ce collectif que peut surgir un espace de résistance pour les filles. Ce sont les deux axes explorés par l’essai Les filles en série de Martine Delvaux, une auteure canadienne qu’axelle a rencontrée.

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Portraits de filles | Les encyclopédies atypiques de Martine Delvaux

Les filles en série est une encyclopédie atypique et audacieuse recensant la somme des connaissances sur la condition d’être fille, Girlhood. Dix-huit chapitres bien tassés dans lesquels Martine Delvaux établit la généalogie du féminin selon un paradigme qui parcourt l’histoire des femmes, de l’Antiquité au néolibéralisme contemporain. Ici, la forme est un acte de résistance contre l’uniformisation de l’identité féminine. La parution de cet essai n’est pas sans rappeler celui d’Elena Gianini Belotti, Du côté des petites filles (1974), qui avait connu un énorme succès lors de sa publication et qui est aujourd’hui considéré comme un ouvrage précurseur dans les études de genre. […]

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Lecture | Les filles en série

Ce livre déploie un éventail impressionnant des différentes configurations que peuvent prendre les filles en série. En ce sens, il s’agit d’une introduction pertinente et percutante aux diverses représentations du corps féminin qui reconduisent une norme inatteignable, outre qu’elles exposent différentes manières trouvées par de vraies filles pour la remettre en question et la contester. L’auteure offre plusieurs pistes de réflexion sans jamais poser de jugement définitif. Elle invite ceux et celles qui la lisent à penser avec elles l’avenir de toutes ces filles en mouvement, à l’avenir du féminisme. […]

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Filles en série, filles unies

L’originalité du propos? L’auteure montre la force de ces séries féminines. Alors que l’on tient pour acquis que la répétition des stéréotypes de l’une à l’autre affaiblit la singularité des femmes, l’essayiste y voit de la puissance. «En raison de leur nombre, elles projettent de la force, comme celle de l’armée. Certes, une armée symbolique, de l’ordre de l’imaginaire, mais une image forte.»

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Penser le féminin toujours et partout?

Tout au long de cet essai mené avec beaucoup d’intelligence et de connaissances de la littérature comme du cinéma, l’essayiste s’appuie sur une chaîne de féministes en commençant par Virginia Woolf et Simone de Beauvoir pour les plus connues, puis sur les soixante-huitardes plus vite oubliées telles que peut l’être, par exemple, Marina Yaguello, linguiste française née en 1944. […]

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Filles-marchandises

Dans Les filles en série, l’auteure analyse la sérialité imposée aux femmes, de tout temps, véritable carcan où le «moi» n’a guère de place. «Ces jumelles dont les mouvements s’agencent parfaitement, qui bougent en harmonie les unes aux côtés des autres […]. Filles-machines, filles-images, filles-spectacles, filles-marchandises, filles-ornements.» Perte d’identité, perte d’individualité. […]

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