Compte rendu de Travail invisible

Le travail gratuit et invisible constitue le ciment économique de la reproduction sociale. Avec cet ouvrage collectif, Robert et Toupin nourrissent l’espoir de voir « cet enjeu de lutte réinscrit au programme des mouvements des femmes [et espèrent] ainsi donner […] des outils tant pour nourrir la réflexion collective que pour l’action » (p. 18). L’équipe qu’elles ont réunie pour ce livre sur le travail invisible poursuit l’analyse de cette réalité, dans certains lieux où il s’est immiscé, et met en lumière des aspects souvent occultés par le mouvement des femmes […]

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Compte rendu

[…] Qui plus est, la relation des femmes au travail domestique est traversée par des rapports raciaux, culturels et de classe qui incluent des situations d’exploitation entre femmes. Et, de ce fait, elles n’ont pas les mêmes expériences de l’oppression (p. 9). C’est donc à un approfondissement et à un élargissement de la question que les chercheuses convient le lectorat. Car les militantes du courant du salaire au travail ménager ont dévoilé, à partir de leur analyse du travail gratuit de la reproduction sociale, la face cachée de la division internationale du travail, soit le travail des sans salaire (p. 15). Elles affirment qu’un processus d’invisibilisation graduelle du travail en général est à l’oeuvre. Le travail gratuit et invisible constitue le ciment économique de la reproduction sociale. Avec cet ouvrage collectif, Robert et Toupin nourrissent l’espoir de voir « cet enjeu de lutte réinscrit au programme des mouvements des femmes [et espèrent] ainsi donner […] des outils tant pour nourrir la réflexion collective que pour l’action » (p. 18). […]

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Réflexions sur la famille moderne

S’il est vrai que les femmes occupent une part croissante du marché du travail, malgré des conditions moins favorables, elles occupent une part largement majoritaire de tout un ensemble de tâches dites invisibles. On parle ici d’organisation de la maisonnée, de charge mentale, de proches aidantes ainsi que du travail du sexe, où l’on retrouve très peu d’hommes. Afin de mettre ces enjeux à l’ordre du jour politique, elles ont réuni des intellectuelles et des militantes féministes, leur demandant de rédiger des textes suscitant la réflexion et permettant de comprendre pourquoi ces enjeux sont aussi efficacement exclus du discours public, même chez les féministes. Ce collectif, à la fois rigoureux et complet, s’avère un outil particulièrement éclairant, tant pour les chercheurs universitaires que pour les curieux qui s’intéressent aux questions féministes de pointe.

Lire dans la revue Collections (vol. 6, numéro 2)

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Les heures invisibles

Même si le Québec a une longueur d’avance sur bien d’autres sociétés en matière d’égalité hommes-femmes, grâce notamment à la mise sur pied de politiques progressistes en matière de congés parentaux et de services éducatifs à l’enfance, politiser le travail invisible reste un projet féministe inachevé, observaient Camille Robert et Louise Toupin dans un ouvrage collectif publié l’automne dernier (Travail invisible, Remue-ménage, 2018). Le travail invisible dont il est question ici désigne du travail qui a une valeur inestimable pour la société, mais qui n’est pourtant pas reconnu et comptabilisé dans la création de la richesse d’un pays. Tâches ménagères, bénévolat, soins aux enfants et aux proches malades, sans compter la charge mentale qui découle de tout ce travail… […]

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