Compte rendu

[…] Qui plus est, la relation des femmes au travail domestique est traversée par des rapports raciaux, culturels et de classe qui incluent des situations d’exploitation entre femmes. Et, de ce fait, elles n’ont pas les mêmes expériences de l’oppression (p. 9). C’est donc à un approfondissement et à un élargissement de la question que les chercheuses convient le lectorat. Car les militantes du courant du salaire au travail ménager ont dévoilé, à partir de leur analyse du travail gratuit de la reproduction sociale, la face cachée de la division internationale du travail, soit le travail des sans salaire (p. 15). Elles affirment qu’un processus d’invisibilisation graduelle du travail en général est à l’oeuvre. Le travail gratuit et invisible constitue le ciment économique de la reproduction sociale. Avec cet ouvrage collectif, Robert et Toupin nourrissent l’espoir de voir « cet enjeu de lutte réinscrit au programme des mouvements des femmes [et espèrent] ainsi donner […] des outils tant pour nourrir la réflexion collective que pour l’action » (p. 18). […]

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Les heures invisibles

Même si le Québec a une longueur d’avance sur bien d’autres sociétés en matière d’égalité hommes-femmes, grâce notamment à la mise sur pied de politiques progressistes en matière de congés parentaux et de services éducatifs à l’enfance, politiser le travail invisible reste un projet féministe inachevé, observaient Camille Robert et Louise Toupin dans un ouvrage collectif publié l’automne dernier (Travail invisible, Remue-ménage, 2018). Le travail invisible dont il est question ici désigne du travail qui a une valeur inestimable pour la société, mais qui n’est pourtant pas reconnu et comptabilisé dans la création de la richesse d’un pays. Tâches ménagères, bénévolat, soins aux enfants et aux proches malades, sans compter la charge mentale qui découle de tout ce travail… […]

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Travailleuses de tous les invisibles, deboutte!

Offrant plusieurs témoignages des collaboratrices elles-mêmes ou d’entrevues rapportées à la première personne par les chercheuses, Travail invisible cerne l’enjeu de manière concrète. On y aborde le travail du sexe, le travail des proches aidantes, le travail des ménagères, le travail des étudiantes, celui des aides domestiques venues d’ailleurs, l’accès difficile au travail pour les femmes issues de l’immigration, le travail reproductif, la charge mentale (concept popularisé par la bédéiste française Emma) et le repli domestique des femmes autochtones causé par la colonisation. […]

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Série La Fab | Camille Robert et Louise Toupin réaniment une lutte féministe inachevée

En partenariat avec La Fabrique culturelle, nous avons préparé une série de capsules vidéos mettant de l’avant le travail de nos autrices!

Mise en image par Chloé Charbonnier, notre vidéaste en résidence, cette cinquième capsule présente Camille Robert et Louise Toupin, les autrices qui ont dirigé le collectif Travail invisible.

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