Trente, le début de la fin de Marie Darsigny

[Marie Darsigny] Au début je le décrivais comme un journal de poèmes en prose. On a hésité beaucoup à mettre un sous-titre, mais je préférais ne pas en avoir. […] J’étais vraiment rassurée d’être publiée par Remue-ménage, une équipe de femmes, c’était vraiment important pour moi, il n’y a pas beaucoup de femmes éditrices au Québec, moi c’était mon rêve, ça n’aurait pas pu être ailleurs, ce livre-là, je le voyais vivre avec Remue-ménage […]

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Le maudit trente maudit de Marie Darsigny

«J’écrirai pages par-dessus pages/ gondolées / de journal intime rose fluo / te donnerai la clé sans avoir le double», ajoutait plus loin l’artiste, une promesse qu’elle tient aujourd’hui avec Trente, récit affolé et souvent hilarant — Marie Darsigny est la plus drôle des filles désespérées — des trois cent soixante-quatre jours précédant son trentième anniversaire. Couleur de la couverture: rose! […]

Trente de Marie Darsigny pourra désormais être brandi comme puissant argument par ceux et celles qui refusent de croire en une littérature qui pointerait dans la direction de la sérénité, ou qui permettrait aux lectrices de contourner les pièges qui ont avalé leurs prédecesseures. Ce livre raconte une femme qui souffre d’abord de toutes les bonnes raisons que nous offre cette époque, mais aussi de la conscience que sa souffrance n’a rien d’inédit, que d’autres avant elle l’ont déjà fabuleusement nommée, et que même leur génie n’a pas suffi à les sauver.

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