Mères de tout poil

Élise est la seule directrice de tous les refuges animaux au monde à avoir écrit un texte dans un livre de réflexions écoféministes sur le  Steak and Blowjob Day», le 14 mars, un mois après la Saint-Valentin, où madame a reçu chocolats et roses. «L’idée, c’est qu’il n’y a pas mieux qu’une entrecôte et une pipe pour rendre un homme heureux.» L’essai s’intitule Donnez-leur des pipes et du steak et il vaut le détour. Elle y explique l’amalgame indécrottable établi entre la virilité et la viande.

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L’œil triste et l’œil gai de Louky Bersianik

Roman de la mémoire intime autant que de la critique sociale, Eremo témoigne donc, bien que de façon moins spectaculaire que L’Euguélionne, d’une conception de la littérature ne pouvant faire l’économie du politique. Imaginer des fictions complètement détachées des oppressions de l’ici-maintenant aura toujours, de toute façon, été le luxe des puissants. […]

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Les heures invisibles

Même si le Québec a une longueur d’avance sur bien d’autres sociétés en matière d’égalité hommes-femmes, grâce notamment à la mise sur pied de politiques progressistes en matière de congés parentaux et de services éducatifs à l’enfance, politiser le travail invisible reste un projet féministe inachevé, observaient Camille Robert et Louise Toupin dans un ouvrage collectif publié l’automne dernier (Travail invisible, Remue-ménage, 2018). Le travail invisible dont il est question ici désigne du travail qui a une valeur inestimable pour la société, mais qui n’est pourtant pas reconnu et comptabilisé dans la création de la richesse d’un pays. Tâches ménagères, bénévolat, soins aux enfants et aux proches malades, sans compter la charge mentale qui découle de tout ce travail… […]

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La cheek-list du printemps 2019: 4 essais féministes pour refaire le monde

Corps accord commence par déconstruire les normes sexuelles québécoises, en les replaçant dans le contexte de la colonisation. Très accessible et exhaustif, l’ouvrage aborde des sujets qui font l’actualité, comme les violences médicales, l’intersexualité, les poils, la grossophobie ou encore le consentement enthousiaste. Les autrices ont procédé comme leurs aînées, en recueillant des centaines de témoignages de leurs concitoyennes. Elles conservent ainsi la spécificité d’OBOS, c’est-à-dire sa démarche de réappropriation du corps par les femmes et les personnes non binaires elles-mêmes. Le propos du livre est simple, le rendant accessible dès le plus jeune âge. Pourtant, la vision inclusive et saine de la sexualité et du rapport au corps qu’il promeut est encore loin d’être normalisée. À mettre entre toutes les mains, donc. En attendant que la version française Notre corps, nous-mêmes, paraisse, si tout se passe bien, en septembre prochain. […]

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Repenser nos rapports

Corps accord, une oeuvre réalisée par Nesrine Bessaïh et la CORPS féministe, est une adaptation québécisée du grand classique de la littérature féministe, Our bodies, Ourselves, publié en 1971 aux États-Unis. Corps accord vient combler un vide dans la production féministe québécoise et il deviendra très certainement l’abécédaire des connaissances et pratiques sexuelles au Québec. […]

Le livre regorge de références qui permettent d’approfondir la réflexion et de situer les informations qui sont présentées. Par exemple, en entrée de jeu, on explore les dix fondements de la sexualité humaine selon l’association Femmes autochtones du Québec. À travers ces premières pages, on apprend, avec un pincement au cœur, comment la colonisation a grandement affecté la vie sexuelle des femmes des Premières Nations.

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«Les hommes se disent en crise mais ils possèdent 70 % des richesses mondiales et 80 % des terres de la planète!»

L’identité masculine serait en péril, menacée par l’«inquisition féministe» ou le «totalitarisme» de mouvements comme #metoo. C’est ce que répètent écrivains ou éditorialistes réactionnaires, jusqu’à des groupes haineux de «célibataires involontaires», se référant souvent à – ne rigolez pas – la virilité mythifiée des chasseurs préhistoriques. Ce discours ne date pas d’hier: il était déjà tenu dans la Rome antique ou à la fin du Moyen Âge, «dès que les femmes veulent s’affranchir des normes», nous explique Francis Dupuis-Déri, auteur de La crise de la masculinité, autopsie d’un mythe tenace«La crise de la masculinité est une rhétorique politique visant à ré-affirmer la domination des hommes.» Entretien. […]

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De Platon à Homère. Eremo de Louky Bersianik

Je ne fus pas déçue. J’ai dévoré Eremo en quelques heures. Ce deuxième tome des Inenfances de Sylvanie Penn, publié à titre posthume, présente les moments marquants d’une fillette de huit ans, vécus au couvent d’un désert nommé Eremo pendant la Deuxième Guerre mondiale. De la colère dominicale de ne pas recevoir la visite de ses parents à la joie indescriptible d’avoir du steak haché au menu, toute la gamme des émotions de Sylvanie nous est transmise par une narratrice sensible, qui trace un portrait plus que charmant de ce personnage-enfant. […]

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