Vanessa Bell dans l’univers de Nicole Brossard : Pour l’amour du nombre

[Vanessa Bell] Je repense à l’introduction de son anthologie et je m’avance, hésitante. « Vous écriviez, dans votre anthologie, que la poésie intime des années 90 était, comment dire… ennuyante. Que penses-tu de celle qui a suivi; de celle des vingt dernières années? » (…)

[Nicole Brossard] Tout de suite, elle s’exclame : « C’est l’écriture qui fait la différence! Si tu lis Ouvrir son cœur [Alexie Morin, Le Quartanier], tu ne t’ennuies pas, parce qu’on est en littérature. Tout est vraiment dans l’écriture. Le plaisir de la lecture — qu’est-ce que deux-trois mots mis ensemble font —, c’est de découvrir les liens, les plis, les images : celles qui se créent, celles qui se déplacent, celles qui reconfigurent le sens. C’est essentiellement dans l’écriture que les choses arrivent pour moi.

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Vanessa Bell : Quête et poésie, 3 suggestions de recueils

[Jean-Philippe Pleau] On en profite pour mentionner la sortie le 8 mars (ça tombe bien!) de L’Anthologie de la poésie actuelle des femmes au Québec (2000-2020) que vous avez codirigée avec Catherine Cormier-Larose. Bonne chance avec ce livre Vanessa!

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« Dans la peu de… » Vanessa Bell et Catherine Cormier-Larose

Ce 9 mars, vous allez faire paraître votre Anthologie de la poésie actuelle des femmes au Québec, 2000-2020 aux Éditions du remue-ménage. Pouvez-vous nous parler de ce livre dont vous avez assuré la codirection?

V. «J’en ai eu l’idée il y a quatre ans déjà. Je lisais de plus en plus de poésie québécoise, mais je me sentais démunie quand je souhaitais lire des femmes. Où étaient-elles? Dans quelles maisons trouver leurs écrits? Et qui avait écrit avant elles pour qu’elles puissent écrire aussi rageusement, librement, amoureusement?» […]

C. «Moi, j’ai grandi littérairement et poétiquement avec l’anthologie de Nicole et de Lisette (parue pour la première fois en 1991 et relancée en 2003, toujours au Remue-ménage). Quand Vanessa m’a parlé du projet, je n’ai pas réfléchi une minute et j’ai hurlé: OUI!” On a cinq ans de différence en âge, Vanessa et moi; mais dix ans de distance de fréquentation des scènes littéraires, ça nous assure de couvrir les scènes poétiques de ces 20 dernières années de deux générations différentes! Ça, et le fait que Vanessa est à Québec et moi à Montréal, pis aussi, qu’on n’aime vraiment pas les mêmes affaires (rires)

 

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