Dans la bibliothèque de Valérie Plante: Le Boys Club et Là où je me terre

La mairesse Valérie Plante, libraire d’un jour dans la revue Les libraires, confie avoir donner plusieurs exemplaires du roman Là où je me terre de Caroline Dawson à ses collègues. Elle dit aussi s’inspirer des livres dans son travail politique et aimerait bien faire lire Le Boys club de Martine Delvaux à quelques élus de la province.

 

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« Pour ce livre, c’est d’abord le titre qui m’a attirée, puis la quatrième de couverture. On entend souvent parler du boys club mais là, il y a quelqu’un qui s’est penché sur la question, qui l’a disséquée, qui donne des exemples. Parfois, c’est difficile de nommer les choses et dans ce livre, Martine Delvaux le fait. Le résultat est fort intéressant et porte à réfléchir. »

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C’est avec une écriture franche et de multiples figures de cas puisées du cinéma et de la télévision que Delvaux bâtit l’argumentaire de son essai, paru aux éditions Remue-ménage quelques mois avant que la crise éclate. L’entre-soi des hommes y est présenté comme un dispositif tentaculaire et pernicieux devant être démantelé. Delvaux refuse de mettre des gants blancs et de perpétuer l’image des femmes comme celle d’êtres de porcelaine. Elle tranche le nœud gordien : les abus de pouvoir doivent cesser. Après la vague de dénonciation #metoo survenue l’été dernier, un tel message ne pourrait pas tomber plus à propos.

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