Au nom de la laïcité
Islamophobie genrée et mort sociale
Parution le 29 septembre 2026 au Québec
— Zeinab Diab
— Préface de Leila Benhadjoudja
La question de la laïcité alimente les débats depuis plusieurs décennies, et ce sont les femmes musulmanes qui en payent le prix le plus lourd. Au Québec, l’adoption en 2019 de la Loi sur la laïcité de l’État (surnommée loi 21) a contribué à légitimer leur stigmatisation. Zeinab Diab décortique ici la fabrique quotidienne de l’islamophobie genrée, qui plonge ces femmes dans une insécurité permanente. Cet ouvrage expose la façon dont la visibilité religieuse, combinée à des politiques hostiles, les racialise et les altérise malgré elles. Au-delà du constat de ces effets destructeurs, contraires aux principes de l’inclusion et du vivre-ensemble, l’autrice met en lumière la résistance de ces Québécoises musulmanes qui pratiquent le hijab et réclament, tout simplement, leur juste place dans l’espace public.
La loi 21 conduit non seulement à la déqualification professionnelle et à la suspension des droits fondamentaux de ces femmes, mais surtout dessine les contours de leur mort sociale. Face à l’exclusion et la marginalisation extrême vécues, celles-ci élaborent entre elles des stratégies physiques, psychologiques et professionnelles pour survivre à leur illégitimité légalisée.
Zeinab Diab
- Préface de Leila Benhadjoudja
- Introduction. Écrire et vivre l'islamophobie ici et là-bas
- I. Devant la loi 21 : les enjeux du positionnement situé de la muslimaẗ muḥaǧabaẗ
- II. Le texte de la loi 21 : une laïcité qui existait déjà au Québec
- III. Le contexte de la loi 21 : pénurie, islamophobie genrée et mort sociale
- IV. Les prétextes de la loi 21 : la problématisation de la muslimaẗ muḥaǧabaẗ
- V. Les tribunaux de la loi 21 : contestations et omniprésence de la figure de la muslimaẗ muḥaǧabaẗ
- VI. Le terrain de la loi 21 : les expériences de mort/survie sociale des québécoises muslimāt muḥaǧabāt
- Conclusion. Consolider une identité nationale blanche en tuant la muslimaẗ muḥaǧabaẗ