Ellen Gabriel signe un premier essai écoféministe contre le colonialisme

Une pleine page consacrée à l’essai Quand tombent les aiguilles de pin. Une histoire de résistance Autochtone de Katsi’tsakwas Ellen Gabriel avec Sean Carleton.  Pour lire l’entretien avec Sophie Chartier, c’est ici.

« En 2025, les colonisateurs des Mohawks de 1990 font aujourd’hui l’objet de la convoitise d’un encore plus grand colonisateur, assis dans un Bureau ovale. Preuve de l’insatiabilité de cette idéologie, pense Ellen Gabriel. « Les gens sont frustrés. Je leur dis : “Vous êtes unis maintenant parce que les États-Unis vous attaquent. Qu’est-ce que ça vous fait de vous sentir si vulnérables ? Êtes-vous bien dans cette situation-là ? Pensez-vous à ça les trois quarts de la journée ? Avez-vous le temps de vous reposer ? Êtes-vous en paix ?” Je suis assez sûre que les gens me répondront que non, ils ne sont pas bien, ils ont peur. Et avec raison, parce que l’économie entière des États-Unis est basée sur la guerre et que le Canada a des ressources. C’est très ironique de voir que des colonisateurs menacent d’autres colonisateurs de prendre leur terre. « »