L’affaire Epstein, en plus de révéler de multiples abus de confiance, de malversations financières et de crimes sexuels, montre bien qu’il s’agit, avec son réseau de personnalités internationales, d’un immense boys club constitué d’ « hommes blancs, hétérosexuels, éduqués, fortunés, en somme bien nés », quelles que soient leurs orientations politiques.
Comme le souligne Martine Delvaux dans son essai, nous sommes devant « un monde dominé par des groupes d’hommes, des groupes composés de certains hommes qui, entre eux, décident de la manière dont il doit être mené ». Lesquels doivent désormais entendre qu’il y a menace : « c’est le statu quo qui est menacé, l’état des choses telles qu’elles conviennent aux plus forts et aux plus riches. Ce qui ennuie, c’est la possibilité qu’une fraction de cette richesse soit perdue – richesse économique, bien sûr, mais surtout politique, culturelle et sexuelle. »
Martine Delvaux est l’autrice de l’essai Le boys club, paru dans une nouvelle édition revue et augmentée. Elle était récemment au micro de Maïka Sondarjee et Léa Clermont-Dion du balado On se livre.