PERDRE HALEINE: Anne Archet, la Proust de la branlette

Personne ne sait mieux qu’Anne Archet qu’il n’y a pas de plaisir dans un livre qui parle de sexe si ce plaisir ne passe pas d’abord par celui des mots, ceux que l’on choisit comme ceux que l’on exclut de crainte d’embrasser des clichés (les clichés agissant sur l’excitation comme un puissant extincteur). […]

 

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Les libraires craquent!

Avertissement: ce livre est un piège! Comme le précise le sous-titre, cet ouvrage n’est constitué que d’une longue phrase d’un bout à l’autre. On se dit, bon, encore un petit bout et je déposerai le livre un moment… Que nenni! Dix pages plus loin, on y est encore! Il faudrait bien que j’aille préparer le souper. Mais je poursuis plutôt ma lecture… J’ai presque lu la moitié. En plus, le sujet pourrait être choquant. Mais non! Je m’esclaffe, suis impressionné par toutes les images utilisées pour représenter l’onanisme. Eh oui, par la bande, on dénonce, constate, décrie ou souligne combien notre société peut être arriérée parfois… Bon… J’ai terminé… Merde, ça me manque… Je crois que je suis mûr pour ouvrir Amants. Bonne lecture!

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Ode au plaisir solitaire

[…] À la fois ludique, drôle, sensée, lucide et originale, cette longue tirade sur un sujet encore tabou a au moins le mérite d’être franche et éclairante, de remettre les pendules à l’heure et de libérer en quelque sorte celles et ceux qui se sentent encore mal juste à l’idée de se donner du plaisir. Jamais rien lu de tel.

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