Des femmes trans sur la difficulté d’être plus qu’un trip de cul

Dans l’ouvrage collectif Libérer la colère, l’auteure Pascale Bérubé en veut aux personnes qui font en sorte que l’amour, pour les personnes trans, semble impossible. «Quelque part, une fille trans reçoit un message disant que ce sera dur pour elle de trouver l’amour, parce qu’elle est trans et que les trans, pour les gars, c’est surtout du domaine du fantasme, du cul», écrit-elle dans le texte Fétichisez-moi les uns les autres.  […]

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Recension

J’ai pensé bien naïvement que j’allais lire ce livre en prenant mon temps, pour pouvoir digérer les mots durs, les images violentes; pour me donner le temps de calmer mes indignations. Parce ce que OUF! C’est du gros stock qu’il y a là-dedans! Et j’ai commencé. Un mot après l’autre. Un texte après l’autre et j’ai continué, m’abreuvant comme une assoiffée dans le désert. […]

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La colère des mères: nous ne sommes pas seules

[…] La semaine dernière, j’ai été prise d’émotion alors que j’écoutais des femmes lire la colère qu’elles avaient mises en mots, lors du lancement du collectif Libérer la colère. Je nous ai vues, toutes rassemblées là, écoutant le cri des autres, prêtes à prendre cette colère et à la transformer en force collective… Nous ne sommes pas seules à être en colère. En nous l’appropriant, en l’énonçant et mettant nos voix en commun, peut-être pourrons-nous mieux savourer toute sa profondeur féministe (colère, justice et sororité).

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En beau fusil

Même énergie combative, mais de nombreuses voix à l’unisson dans le collectif Libérer la colère que viennent de lancer les Éditions du remue-ménage. Et ça déménage. Geneviève Morand et Natalie-Ann Roy ont réuni des voix de tous les horizons, connues ou moins, sous cette couverture rose où figure un majeur indigné. Des femmes abusées en colère, des mères en ta, des immigrantes en estie, des dépressives en crisse, des femmes blessées, fatiguées, usées, violées, révulsées, victimes du deux-poids-deux mesures, jamais crues, à peine entendues, remises à leur place, quelque part entre la charge mentale et le sois-belle-et-tais-toi. C’est libérateur de les lire.

Tiens, Pénélope McQuade qui pensait être en préménopause, mais qui était simplement en crisse. Bouffées de chaleur contre bouffées de colère. Des jeunes mères qui ont lu Les tranchées de Fanny Britt pour réaliser qu’elles étaient «perpétuellement en tabarnak». Elles noient leur surdose de petites parfaites sur Instagram dans une bonne dose de vino et d’antidépresseurs.

Ces femmes ne parlent pas d’une colère qui fait l’apologie de la violence ou des groupes d’extrême droite, non. Elles font jaillir une colère tue depuis des siècles, celle de leur bassin génétique, qu’elles portent malgré elles et en raison du rôle qu’on leur confère au sein de la société. On fait taire les «%#@*? ! de folles» de toutes les manières possibles. Simplement en leur disant qu’elles sont folles. Mais comme l’explique Rose McGowan, on s’en fiche bien de passer pour amères ou folles: «Si ce n’est pas ça, ce sera autre chose, alors autant avoir une cause à défendre.»

Et plus nous serons nombreuses, moins nous aurons besoin d’être fâchées.

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Dans votre bibliothèque au printemps

«Nous sommes en colère! Ce fut une révélation. Une épiphanie. Ce sentiment est tellement honni pour les femmes. Nous vivions dans le déni. Nous ravalions le grondement. Déjà le dire. Se l’avouer. L’écrire. Le hurler. Nous sommes en colère. C’est le début de la libération.» C’est ce qu’on peut lire à propos de Libérer la colère paru le 27 mars dernier aux Éditions remue-ménage. Le livre rassemble la paroles d’auteures vivants des réalités différentes, mais toutes animées par le désir de briser le silence et le calme apparent.

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Les flâneurs

«Nous ravalions le grondement», écrit Geneviève Morand dans ce concert de cris féminins libérateurs. Voici que la colère contenue depuis la nuit des temps par tant de femmes jaillit des profondeurs comme un geyser. Le collectif Libérer la colère, publié à Montréal aux Éditions du Remue-ménage sous la direction de Geneviève Morand et Natalie-Ann Roy, ose enfin accueillir ce sentiment honni — si peu féminin, dit-on — de rage accumulée contre la mère, le père, le conjoint, la société, les enfants, les blagues sexistes, les viols, les humiliations subies, en une formidable catharsis ouvrant sur tous les possibles.

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