Les libraires craquent pour Angélique de Montbrun

Jérémy Lévesque de la librairie Hannenorak de Wendake nous exhorte à plonger dans cette relecture irrévérencieuse du classique de la littérature québécoise, par la non moins insolente Anne Archet (Félicité Angers).

« Assez fidèle à la version originale, l’histoire est restylée de manière plus crue et provocante qui cache un message féministe fort, ce qui crée un paradoxe plaisant pour le lecteur […] »

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Trop d’attention aux mascus ? L’avis de Mélissa Blais

La professeure Mélissa Blais vient tout juste de faire paraître une nouvelle édition revue et augmentée de L’attentat antiféministe de Polytechnique (d’abord publié sous le titre « J’haïs les féministes »). Même si 35 ans se sont écoulés depuis la tragédie, les discours antiféministes et misogynes ne sont pas pour autant disparu. Il semble même que le courant masculiniste gagne en popularité, notamment par l’intermédiaire des plateformes de diffusion en ligne.

Blais discute des stratégies à adopter pour les médias par rapport à ces idéologies avec la journaliste Rima Elkouri.

« Ce qu’on a entendu à Tout le monde en parle, ce n’est pas du tout ce qui est sur le web. On est prudent, on est stratégique. Il y a des choses que l’on ne dit pas. Et ça donne à penser qu’ils ne sont pas si pires que ça, les “monsieurs”. »

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Prix littéraire Caroline-Dawson | entrevue avec Léa Murat-Ingles

À l’occasion d’un échange avec Émilie Perrault dans le cadre de sa nomination pour le Prix littéraire Caroline-Dawson, Léa Murat-Ingles autrice de Les rythmes de la poussière rappelle le contexte particulier de cette première édition du prix, alors que le Québec adopte des politiques toujours plus restrictives pour les personnes migrantes.

Pour Léa Murat-Ingles, le roman a été l’occasion « de réouvrir des conversations, de parler des silences, d’établir une nouvelle forme de communication entre les trois générations de femmes de sa famille ».

Le Prix Caroline-Dawson sera remis au Salon du livre de Montréal le 29 novembre prochain.

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Familles queers | entrevue avec Marianne Chbat

Marianne Chbat parle de son livre, Familles queers. Récits et célébrations dans une entrevue donnée au magazine Fugues.

« On n’est pas tous égaux dans l’acronyme LGBTQ+. On a des défis généraux qui sont de l’ordre du système hétéronormatif. Ensuite, chaque personne vit des enjeux spécifiques selon ses réalités, surtout si elles sont minorisées sous d’autres axes. C’est important de reconnaître qu’il n’y a pas une homogénéité des défis rencontrés dans nos communautés. »

 

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Libérer la paresse | Les femmes démissionnent

L’annonce du départ de la vie politique de Marwah Rizqy a amené Josée Blanchette à se pencher sur la difficile conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle pour les femmes. Le livre choral, Libérer la paresse, lui a permis de canaliser une partie de sa frustration.

« Je m’attendais à un livre qui fait l’apologie du yoga chaud et de la flûte traversière, en relisant du Nicole Bordeleau pour se microdoser à l’espoir sur une plage de Tulum. J’ai eu droit au ras-le-bol des femmes qui ramassent tous les débris de notre société, colmatent les brèches, font du communautaire, du care, du bénévolat, du militantisme planétaire et de la charge mentale tous azimuts tandis que quelque déesse instagrammable (#Partenariat #JeLaiPasPayé) leur présente un idéal factice qui ne leur sera jamais accessible sauf en cédant à l’endettement. #VisaouMastercard. »

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Francis Dupuis-Déri à propos du Procès des viols de Mazan

C’est une affaire sordide qui résonne au quatre coins de la planète. Malgré l’horreur et les preuves accablantes, il en reste tout de même qui se buttent au sempiternel mantra « pas tous les hommes ». D’accord, peut-être, mais surtout les hommes et n’importe quel homme.

C’est ce que décortique Francis Dupuis-Déri dans son plus récent ouvrage Les hommes et le féminisme et dont il expose les principales thèses dans cet entretien publié dans Le Temps.

« Je ne dis pas que les « nouveaux hommes » est un faux concept, mais plutôt que les médias s’y intéressent de manière cyclique, reproduisant ainsi l’apparence de « nouveauté ». Tous les cinq ans, les médias s’extasient devant Paul qui s’occupe de son bambin, pendant que sa conjointe Louise est au bureau. Que c’est émouvant! Or au XIXe siècle, déjà, les médias qualifiaient de « nouveaux hommes » ceux qui effectuaient des tâches domestiques et appuyaient le mouvement des femmes. Voilà donc 150 ans qu’il y a de « nouveaux » hommes… S’il y en avait autant qu’on le prétend depuis si longtemps, il n’y aurait plus de problèmes. »

Nicolas Gouin pour Le Temps
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