En matière de sexualité, le BDSM est certainement l’un des derniers grands tabous. Bondage, discipline, sadisme et masochisme, ces pratiques — non conventionnelles certes, mais tout de même vieilles comme le monde — continuent de choquer les bien-pensants qui n’hésitent pas à les rejeter en bloc. Avec Kink, Pascale St-Onge et Frédéric Sasseville-Painchaud abordent sans détour, mais loin de tout sensationnalisme, et même avec une infinie bienveillance, leurs fantasmes et ceux de la communauté à laquelle ils appartiennent […]
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livre: KINK
Kink ou le BDSM démystifié
Les deux créateurs du projet, Frédéric Sasseville-Painchaud et Pascale St-Onge (ce n’est pas un couple, prennent-ils soin de préciser), se sont connus à l’école de théâtre (lui en mise en scène, elle en écriture). C’est là qu’ils ont découvert qu’ils étaient tous deux adeptes et qu’est née l’idée de faire du BDSM une création théâtrale.
Objectif ? Au-delà du cuir et du latex, démystifier la pratique, en se concentrant sur l’« essence » de la relation entre les partenaires. « C’est la force du lien entre deux personnes qu’on trouvait intéressante, et pas tant la pratique en tant que telle », a expliqué Pascale St-Onge en entrevue la semaine dernière, à quelques jours de la première. Et cette « essence », c’est cela : une relation basée d’abord sur la confiance, la communication, l’expression de ses fantasmes, ses désirs, et enfin ses limites. Et vice-versa. Le tout dans le respect […]
Plus…KINK: Initiation poétique au BDSM
Entre témoignage, performance et poésie, la pièce de théâtre KINK a été présentée en octobre 2018 à au Théâtre Espace Libre.
Plus…«Kink»: initiation théâtrale au BDSM
[…] Cette réflexion sur l’accord entre partenaires sexuels, notion vitale à l’ère du #MoiAussi, peut profiter à la société plus large, espère Pascale St-Onge. « C’est le pont qu’on veut faire entre nos pratiques dites alternatives et la sexualité de tout le monde. Le but du jeu n’est pas de convertir les gens. Mais chez nous, il y a une éthique par rapport au consentement. Et c’est ce qu’on veut partager. »
Ils ont toutefois établi leurs propres limites, quant à ce qu’ils étaient prêts à dévoiler de leurs expériences. « Plusieurs fois, la question s’est posée : à quel point ça vaut la peine de sacrifier notre pudeur pour le show ? » Ça en vaut le coup, dit-elle, afin d’éduquer. « Pour une société qu’on veut plus ouverte et tolérante, il faut que des spectacles comme celui-là existent. »
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