Compte-rendu | Mines de rien, chroniques insolentes

Voilà un petit livre comme je les aime. On peut le tenir dans la main; l’ouvrir n’importe où; aller d’un texte à l’autre dans l’ordre qui nous plaît, tout en se délectant du mordant de ces auteures-professeures de littérature à la verve pétillante, dérangeante et pleine d’humour. Isabelle Boisclair

(Université de Sherbrooke), Lucie Joubert (Université d’Ottawa) et Lori Saint-Martin (UQAM) y débusquent un sexisme ordinaire, si ordinaire qu’on ne le voie plus puisqu’il fait partie de la culture ambiante (nord-américain, on s’entend!), un sexisme qui se cache à merveille dans les recoins. J’ai eu pourtant quelques réticences à aborder ce collectif féministe, une certaine peur de m’ennuyer, car les baby-boomers de mon espèce ont déjà entendu la chanson. Je pariais, sans me tromper, qu’à coup sûr, on y parle du choix du rose pour la couette ou la robe des petites filles, des talons aiguilles, du maquillage, de la publicité, des magazines féminins comme de tout ce qu’on a dit, écrit, décrié et crié à juste titre contre la domination des hommes sur les femmes. Nous n’en sommes plus là, me disais-je. C’est vrai; sauf que le regard affûté des chroniqueuses va plus loin avec un art de traquer les manifestations du sexisme dans les petits détails du quotidien, histoire de nous faire réfléchir entre autres au langage qui véhicule la misogynie ou du moins l’inégalité, à la formation des enfants et des intellectuelles, à la consommation genrée et à la publicité qui l’accompagne. C’est dans la démonstration que ces trois intellectuelles excellent particulièrement en nous montrant ce qu’on ne voit pas et qui pourtant crève les yeux. […]

Lire sur Les Cahiers de lecture de l’Action nationale

Plus…

Les libraires craquent!

Jamais billets d’humeur n’auront été aussi intelligents, savoureux et, surtout, nécessaires! Dans notre société noyée par l’opinion, celles de ces trois professeures d’université féministes tranchent avec la morosité ambiante, du fait qu’elles dénoncent ce dont nous parlons trop peu: l’ordinaire sexiste, les petits riens qui nous minent jour après jour. Leur plume n’a cette fois rien de scolaire et leur humour est une paire de lunettes qui éclaire notre cécité collective.

Lire sur Les libraires

Plus…

Une place parmi les meilleurs vendeurs des essais québécois durant trois semaines consécutives

L’ouvrage collectif Mines de rien s’est d’abord hissé au septième rang des essais québécois du Palmarès Gaspard/Le Devoir dans la semaine du 9 au 15 mars 2015. Il a, par la suite, atteint le cinquième rang au courant de la semaine suivante, pour finalement revenir au septième en date du 29 mars 2015.

Plus…

Des «chroniques insolentes» au service d’un féminisme moderne

En publiant chez l’éditeur féministe ces chroniques insolentes, les trois professeures de littérature délaissent pour un temps le style académique afin de disséquer la société dans ses travers sexistes et misogynes: le style libéré, moqueur presque satirique. Au-delà de l’objectif inévitable d’apporter sa pierre à l’édifice féministe pour l’égalité, ces chroniques insolentes représentent aussi la possibilité d’utiliser l’humour et la dérision afin de contrer les a priori sur les féministes. […]

Lire sur Le Collectif

 

Plus…

Mines de rien | mieux vaut en rire

Mines de rien, c’est un recueil de chroniques féministes qui utilise l’humour pour sublimer l’expérience du sexisme ambiant. Signées par les professeures et auteures Isabelle Boisclair, Lucie Joubert et Lori Saint-Martin, ces courts textes drôles et punchés remettent en question les stéréotypes sexistes qui persistent et œuvrent à démystifier leurs origines. Tout y passe, depuis les dictats de la mode jusqu’à la question de la maternité en passant par la place qu’occupent les femmes dans l’espace public, les défis de la relève féministe et la «rivalité» entre les femmes. […]

Plus…

Joyeuses mines féministes

Oh! Les filles sont en forme! Toutes trois professeures de littérature à l’université, Isabelle Boisclair (Sherbrooke), Lucie Joubert (Ottawa) et Lori Saint-Martin (UQAM) pratiquent un féminisme de combat qui ne laisse rien passer. Les «chroniques insolentes» qu’elles regroupent dans Mines de rien sont vives, mordantes, parfois pamphlétaires, et toujours très bien écrites.

Boisclair, Joubert et Saint-Martin, dans Mines de rien, incarnent avec brio et culot le féminisme québécois contemporain, celui, explique Saint-Martin, qui travaille à «défaire l’opposition entre “féminin” et “masculin”, entre les traits de caractère, les goûts et les comportements considérés comme propres à un sexe ou à l’autre, pour que tous soient plus libres».

Leurs propos peuvent heurter — ils sont entre autres faits pour ça —, mais ils forcent les remises en question.

Lire sur Le Devoir

Plus…

Une bière Clamato avec Isabelle Boisclair

La professeure de littérature à l’Université de Sherbrooke Isabelle Boisclair cosigne ces jours-ci avec Lucie Joubert et Lori Saint-Martin Mines de rien (Éditions du remue-ménage), un recueil féministe de «chroniques insolentes» raillant une société qui assigne encore des rôles contraignants et réducteurs aux femmes. Dominic Tardif invitait cette semaine son ancienne prof à la Taverne Alexandre.

Lire sur La Tribune

Plus…