Les ménagères, et leur «travail invisible», ont été les grandes oubliées du mouvement féministe des années 1970. C’est ce qu’avance le livre Travail invisible. Portraits d’une lutte féministe inachevée, dirigé par Camille Robert et Louise Toupin et paru aux Éditions du remue-ménage. […] De plus, elles sont en progression dans le monde, comme l’établissent Camille Robert et Louise Toupin dans le texte d’introduction de l’ouvrage, qui fait un lien direct entre cette progression et les principes capitalistes.
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livre: Travail invisible
Commentaire de lecture
[…] J’ai aimé la division de l’ouvrage et le fait que ça soit accessible à tous. C’est un message ne visant pas seulement les femmes, mais bien tout le monde qui travaille «invisiblement». Les auteures abordent même les sujets des femmes autochtones et des luttes familiales pour ne nommer que ceux-ci.
Vraiment un livre à se procurer rapidement, pour comprendre ce fléau et surtout, pour ne pas suivre la masse.
Plus…Lectures de novembre
Souvent effectué par des femmes, le «travail invisible» prend de multiples formes. Il peut s’agir de la charge mentale de l’organisation familiale, du travail ménager, de tâches au quotidien réalisées en tant que proche aidante ou aide familiale, comme du travail réalisé lors de stages étudiants non rémunérés. On y inclut même celui fait par les travailleuses du sexe. Peu importe le type de tâches accomplies, les heures qui y sont consacrées augmentent sans cesse et leur valeur n’est toujours pas reconnue. Sous la direction de Camille Robert (M.A. histoire, 2017), candidate au doctorat en histoire, et de la professeure retraitée Louise Toupin, l’ouvrage collectif Travail invisible. Portraits d’une lutte féministe inachevée rassemble une dizaine de textes de chercheuses et de militantes qui s’intéressent au sujet sous différents angles, proposant des pistes de réflexion et de mobilisation concrètes. «Nous en sommes venues au constat que (…) durant les dernières décennies, et particulièrement avec la montée du néolibéralisme et de la mondialisation, la répartition du travail invisible était plus que jamais au centre de rapports de pouvoir liés aux classes sociales, à la couleur de la peau, à l’orientation sexuelle, au statut d’immigration, au genre et au handicap», écrivent les directrices de l’ouvrage en guise de conclusion. Publié aux Éditions du remue-ménage.
Plus…Le travail invisible
[Camille Robert] Quand on pense au travail invisible des femmes, on pense à une variété de gestes: ça va de prendre soin d’un enfant à la proche aidance, on peut penser aussi aux aides familiales… Nous sommes allées ratisser assez large, aussi pour montrer qu’il y a une continuité dans tous ces gestes-là effectués par les femmes. […]
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Plus…Une place parmi les meilleurs vendeurs des essais québécois
L’ouvrage Travail invisible s’est taillé la 4e place du palmarès Gaspard/Le Devoir des meilleurs vendeurs -essais québécois- durant la semaine du 1er au 7 octobre 2018, ainsi que la 8e place durant la semaine suivante.
Plus…Nouveauté | Travail invisible
Un superbe ouvrage collectif, aussi critique que rassembleur.
Plus…Communiqué de parution | Travail invisible
Encore invisible, le travail des femmes? La question peut faire sourciller tant les féministes ont obtenu des gains sur ce front au cours des dernières décennies. Or, si les femmes ont massivement intégré le marché de l’emploi, le travail dit invisible, majoritairement effectué par celles-ci, n’a fait que croître et se complexifier. En plus du strict travail ménager, il se présente sous de multiples visages: la charge mentale de l’organisation familiale, le travail invisible d’intégration des femmes immigrantes, le travail des proches aidantes, celui des aides familiales venues d’ailleurs, des femmes autochtones et racisées, des étudiantes stagiaires, ou encore, des travailleuses du sexe.
«Môman a trop d’ouvrage»
Un bilan saisissant, qui expose tant les luttes passées que les enjeux à venir. […]
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